« Une montagne russe d’émotions »

0

Qualifications en vue des Jeux olympiques d’été

Plusieurs athlètes de haut calibre gravitant au Club de canoë-kayak Lac-Beauport (CCKLB) se sont démarqués aux qualifications continentales panaméricaines de canoë-kayak de vitesse, qui se tenaient en Géorgie, le 21 mai dernier. Parmi les kayakistes, la Lac-Beauportoise d’origine Andréanne Langlois a obtenu son passeport pour les Jeux olympiques (K1-200 m), tandis que Ryan Cochrane et Étienne Morneau ont frôlé la position de tête lors de la sélection du K2-200 m, qui se tenait en Géorgie, en mai dernier. Pierre-Luc Poulin et son partenaire Marshall Hugues se sont quant à eux classés au sixième rang au K2-1000 m.

Une évolution du tonnerre
Entraîneur des athlètes de sprint de l’équipe nationale du kayak au CCKLB, Frédéric Jobin se dit agréablement surpris de la progression fulgurante d’Andréanne. « On ne pensait pas qu’elle réagirait aussi rapidement au programme », affirme-t-il avec fierté, « je suis vraiment content ». Partenaire d’entraînement d’Émilie Fournel (qualifiée au K1-500 m pour les JO), Andréanne a surpassé toutes les attentes, lors de sa qualification. « Elle est jeune, et avec le programme d’entraînement, on peut encore aller chercher des gains avant les Jeux. »

La fin K2-200 m chez les hommes
2016 marquera la dernière performance du K2-200 m masculin en tant que discipline olympique. « À leur dernière course en Coupe du monde, Ryan et Étienne ont terminé troisièmes », raconte l’entraîneur. « C’était un beau cadeau, puisque la discipline sera retirée des Jeux olympiques. » Leur seconde position — à seulement 0,07 s de la victoire — aux qualifications panaméricaines s’avère toutefois « crève-cœur » : « C’est très triste, c’est un deuil que l’on vit ». L’entraîneur connaît « une montagne russe d’émotions » avec ses athlètes, en cette année bien spéciale.

Dès l’an prochain, la discipline du K4-500 m masculin devrait faire son entrée, vers laquelle les athlètes du K2-200 m devront désormais migrer. « Les gars du 200 m s’adapteront en modifiant les programmes d’entraînement, et seront en mesure d’être compétitifs au niveau international », assure Frédéric.

Une année intense
L’adrénaline de la préparation en vue des qualifications olympiques se faisait sentir au camp d’entraînement de l’équipe, qui se tenait en Floride, l’hiver dernier. « Ça s’est très bien passé, même si le niveau d’anxiété était plus élevé », remarque l’entraîneur. « Tout le monde devait aller se qualifier au mois de mai, ce qui ajoutait à l’intensité, naturellement. » Le cycle de préparation quadriennale en vue des Jeux étant un processus de longue haleine, Frédéric explique que les deux premières années comportent « un plus grand volume d’entraînement », tandis que dans « les années trois et quatre, le volume laisse progressivement la place à l’intensité ».

En plus des performances mentionnées ci-haut, soulignons celle de Maxim Poulin, qui se classa au troisième rang en C1-200 m lors des qualifications olympiques canadiennes, et celle d’Anna Roy-Cyr, qui a récolté une quatrième place en C1-200 m chez les séniors — alors qu’elle est junior — lors des sélections pour obtenir les brevets de l’équipe canadienne. « Je suis vraiment contente  ! C’était mon but, mais je ne m’attendais pas à arriver quatrième », affirme-t-elle. L’Écho tient à féliciter tous les athlètes  !

Partagez

À propos de l’auteur

À l’affût des dernières nouvelles et tendances de tous horizons, Malory se fascine pour la communication et l’univers médiatique. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’elle a fait ses études universitaires. En plus des Éditions Platine, pour qui elle travaille depuis 2013, elle compte notamment TVA et TéléMag à sa feuille de route. Les défis constituent sans contredit son principal carburant.