Une Lac-Beauportoise à Rio

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La kayakiste Andréanne Langlois, K1-200 m

Originaire de Lac-Beauport, mais désormais Trifluvienne, Andréanne Langlois pratique le kayak depuis déjà 15 ans. Le mois dernier, un rêve qu’elle caressait depuis ses débuts prit forme :
elle s’est qualifiée au K1-200 m pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, au Brésil. Tout l’été, Andréanne s’entraînera à Lac-Beauport avant de prendre l’avion, dans un peu plus d’un mois, pour vivre l’expérience ultime, du 5 au 21 août prochains.

C’est le 21 mai dernier qu’Andréanne a remporté son quota olympique, lors des qualifications panaméricaines de canoë-kayak de vitesse. Elle arriva en tête à la finale du K1-200 m, avec un temps de 42,98 s. La kayakiste s’est également classée pour l’épreuve du K4-500 m, en compagnie de sa partenaire d’entraînement et amie Émilie Fournel. Deux autres coéquipières, inconnues au moment d’écrire ces lignes, se grefferont à elles.

La préparation
Fière d’avoir franchi cette étape, Andréanne envisage la préparation olympique avec sérénité. Forte d’une bonne saison et d’un camp bénéfique en Floride, l’hiver dernier, elle entend bien conserver ce qu’elle a acquis. « Je prends ça au jour le jour », déclare-t-elle, « je ne change rien à ma routine, je continue à travailler fort et je vise le maintien ». Son volume actuel d’entraînement représente quelque 25 heures par semaine : souvent deux sorties de kayak par jour, et trois séances de musculation hebdomadairement. Elle s’assure aussi de « bien manger, s’hydrater et se coucher tôt », soit les règles de base pour tout athlète qui surveille ses performances.

Côté objectifs, elle tentera de faire une finale B à Rio, soit se retrouver entre la 9e et la 16e position mondiale. « Mais puisque j’aime rêver grand, je dirais même une finale A  ! », soit faire partie du top 8. Parmi les athlètes du Club de canoë-kayak Lac-Beauport, ils seront cinq à prendre le vol vers le Brésil : en plus d’Andréanne et Émilie, l’entraineur Frédéric Jobin et le kayakiste Mark De Jonge seront également de la partie.

Poursuivre ses rêves
« Vivre sa passion à fond et choisir ce qu’on aime dans la vie » sont des valeurs chéries par l’athlète. Pour elle, le kayak de vitesse est ce qui la pousse à se dépasser. « Ça demande de la discipline, il faut respecter la planification établie. » Lors des moments plus difficiles, elle se « ramène à la base », en se rappelant les raisons pour lesquelles elle a commencé. « Ma grande sœur faisait du canoë-kayak avant moi », raconte-t-elle, « Je me souviens d’une régate à Lac-Sergent, où j’ai assisté à sa victoire. » Ce fut l’élément déclencheur : elle aussi voulait faire des courses… et gagner  ! Hormis l’aspect compétitif, ce qu’elle préfère dans son sport, c’est « être à l’extérieur, toujours sur l’eau et avoir de belles vues  ! ». L’Écho lui souhaite la meilleure des chances, ainsi que beaucoup de plaisir  !

Si vous désirez encourager Andréanne dans son aventure aux Jeux olympiques de Rio, elle est présentement à la recherche de nouveaux commanditaires. Vous pouvez lui écrire à : shadowa@hotmail.com.

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À propos de l’auteur

À l’affût des dernières nouvelles et tendances de tous horizons, Malory se fascine pour la communication et l’univers médiatique. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’elle a fait ses études universitaires. En plus des Éditions Platine, pour qui elle travaille depuis 2013, elle compte notamment TVA et TéléMag à sa feuille de route. Les défis constituent sans contredit son principal carburant.