Une bourse qui tombe à point

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Vous direz que toutes les bourses tombent à point pour les athlètes d’élite qui ont la chance d’en bénéficier. Vous avez raison. Tout de même, il demeure important de souligner les dons d’envergure que reçoivent ces sportifs de pointe, puisqu’à chaque fois ils procurent un soupir de soulagement. « Ouf, pas besoin de penser à l’argent », a également soufflé Pierre-Luc Poulin lorsque la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec et Saputo lui ont octroyé 4 000 $ en octobre.

« Je ne peux pas expliquer exactement à quoi ça va servir, mais je sais que ça va m’aider énormément à défrayer mes dépenses qui se chiffrent à environ 40 000 $ par année, afin de progresser dans mon sport», explique le jeune homme qui est suivi par Saputo depuis 2012. Il était alors âgé de 17 ans.

« On sera en Floride pendant deux mois et demi cet hiver, et je sais que je n’aurai pas besoin de manger des nouilles Ramen pendant quelques semaines pour survivre. Je vais pouvoir mieux m’alimenter, me concentrer à bien réussir», ajoute celui qui met tous ses œufs dans le même panier.

Objectif Tokyo
Cet objectif, ce sont les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. Terrassé d’avoir raté les qualifications de ceux de 2016 par quelques dixièmes de seconde, le spécialiste des courses de kayak à quatre sait toutefois que d’autres embuches se dresseront devant lui d’ici-là.

« On veut être les champions du monde», insiste-t-il, d’abord. « On a raté la tête l’été dernier chez les moins de 23 ans par 0.116 seconde, on ne l’a pas digéré. On était si près du but, alors on veut se reprendre. Ensuite, on veut aussi prouver qu’on est de calibre pour les Jeux olympiques», explique celui qui ne devrait pas connaitre de difficulté sur son chemin de classification pour faire partie de l’équipe nationale.

« Rien n’est jamais garanti, mais je sais que je suis capable d’être sur l’équipe. Moi, je veux des podiums internationaux avec mes coéquipiers, et je veux aller aux Jeux olympiques», précise-t-il.

Voilà des projets fort ambitieux, mais à l’évidence réalistes pour celui qui passe une dizaine d’heures par semaine dans les salles de musculation de l’Université Laval, en plus de parcourir 140 kilomètres de kayak sur le Lac-Beauport lorsque la température le permet.

« La saison 2018 arrive à grand pas, et ce sera chargé ! De février à mai, on travaillera en Floride. On revient au Québec une semaine puis on repart en Europe pour les Coupes du monde. En juin, on revient pour s’entraîner sans relâche pour les Championnats mondiaux à la fin juillet», énumère celui qui espère également, en temps et lieu, débuter le processus de préparation officiel en vue des Jeux olympiques. Un bon calendrier, oui !

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