Une année transitoire pour Mikaël Grenier

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Le pilote de Stoneham Mikaël Grenier poursuit son apprentissage aux quatre coins du monde depuis des années, dévalant les pistes à toute allure. Cette saison se veut toutefois une transition vers un futur encore meilleur, lui qui s’est engagé avec Jaguar un an avant le lancement d’un projet majeur l’an prochain.

Mikaël Grenier ne peut dévoiler la nature du projet en question, mais il assure que l’offre était assez intéressante pour sacrifier une saison qu’il ne pourra pas disputer entièrement.
« Sacrifier, c’est un grand mot. Le fait de ne pas pouvoir faire toutes les courses dans la série Blancpain me laissera suffisamment de temps pour venir en Amérique et disputer quelques courses. Je suis venu en janvier pour les 24 h de Daytona, une course extraordinaire. Je vais aussi revenir pour un 12 h en Floride », explique le jeune pilote qui avance que le temps passé en piste est de l’expérience à ne pas négliger.
« Souvent, on a très peu de temps pour faire des essais pendant la saison, nous sommes limités par certaines règles. Là, je roule beaucoup », explique celui qui ne devrait prendre part qu’à la moitié des courses de la série Blancpain en 2018. « Je savais dans quoi je m’embarquais quand j’ai signé. Je sais qu’à moyen terme, je serai gagnant. »
De l’aveu de Grenier, il est difficile de se fixer des objectifs précis dans une saison comme celle-là, si ce n’est que de « rouler le plus possible pour faire le plein d’expérience. J’ai déjà beaucoup roulé après deux mois, alors qu’habituellement, c’est assez mort en janvier et février. Je progresse, c’est sûr! »

Une course pas croyable
S’il ne devait retenir qu’une seule chose de l’année en cours, Mikaël Grenier pourrait bien trainer le souvenir du 24 h de Daytona longtemps dans sa mémoire.
« C’est le même circuit que la course de 500 miles que tout le monde connait, mais à un moment, on dévie de l’ovale pour entrer au centre du circuit. Là, la technique embarque. Finalement, on ressort pour emprunter chacun des trois virages normaux de l’ovale. C’était vraiment particulier », se remémore-t-il.
« Nous n’avons pas des voitures d’ovale, mais on a quand même pu courir sur l’un des circuits les plus connus du monde. C’était une belle expérience », ajoute-t-il, soulignant également la présence d’un compétiteur de renom dans cette course. « Partager la piste avec un gars de F1 comme Fernando Alonso, c’était très bien. Ça donnait encore plus de visibilité à l’événement. »
Grenier et ses trois coéquipiers ont terminé l’épreuve au 28e rang, sur 50 équipes. Alonso ne participait pas au même championnat que lui, mais deux modèles de voiture qu’ils conduisaient se partageaient la piste, des monoplaces dont les performances ne sont à l’évidence pas les mêmes que la voiture du Québécois.

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