Toile après toile, le peintre Gilles St-Laurent témoigne du temps qui passe

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Jusqu’au 17 septembre 2017, la bibliothèque Jean-Luc Grondin accueille l’exposition « Vision du patrimoine » du peintre Gilles St-Laurent. Résident des cantons unis pendant 43 ans, celui-ci a fixé sur ses toiles l’histoire des paysages et des gens du territoire. La quarantaine d’œuvres exposées forment un témoignage de l’évolution de la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury et permet de prendre conscience des changements des dernières années.

Une vision à travers le temps
Gilles St-Laurent est un artiste bien connu de Stoneham-et-Tewkesbury, puisqu’il en arpente et peint les coins et recoins depuis son arrivée dans la municipalité en 1973. Depuis, il fixe la vie et les paysages sur ses toiles. Cette exposition est un condensé de son œuvre en une quarantaine de peintures. « J’ai fait plus de 2 000 toiles. Alors ça n’a pas été facile d’en choisir seulement 40! », déclare d’emblée M. St-Laurent en faisant la revue de ses œuvres. Ainsi, il s’est tourné vers les paysages ou les personnes qui l’ont marqué.
Les visiteurs retrouveront les monts et vallées bien connus des environs, à toutes les saisons. Ils constateront l’évolution de certains édifices dans leurs différents états à travers les années. C’est la force de « Vision du patrimoine » : le peintre présente sur ses toiles et dans le temps des moments piochés à travers l’histoire de la municipalité. On peut ainsi s’arrêter devant une scène champêtre des années 70 ou un coucher de soleil des années 80. « Certaines de ces maisons et de ces personnes ont disparu. Mais elles sont encore là sur la toile, elles vivent encore ! », résume le peintre.

Des toiles comme des témoignages
Quelle est la source d’inspiration principale de Gilles St-Laurent depuis toutes ces années? « Je me promène, je repère un paysage, un lieu, une maison et je reviens m’installer un matin. Puis je fais le tableau, dans la journée », explique-t-il. « J’aime aussi capter les scènes de travail au quotidien ou les chevaux. » Ainsi, le travail sur la perspective, les couleurs et les détails permettent de saisir l’instantané. « Je veux garder la trace des choses qui vont finir par disparaître. C’est une collection de souvenirs », précise encore le peintre.
Doué pour le dessin depuis son plus jeune âge, M. St-Laurent est autodidacte. « Je suis venu au monde avec un crayon en main », lance-t-il. Durant sa carrière de policier, il réalise des toiles pour ses collègues et ses amis. Mais c’est à son arrivée sur le territoire que sa vocation prend vraiment forme. Depuis, il n’a fait qu’agrandir sa collection de tableaux.
Les amoureux des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury ne voudront pas manquer cette exposition qui sera peut-être la dernière de M. St-Laurent dans la municipalité puisqu’il est déménagé à Québec. Après le 17 septembre, il faudra se rendre au Café Buade, où le peintre expose quelques tableaux.

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