Seul votre chien connaît la solution à son problème

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Afin de procéder à un contre-conditionnement (faire apprendre un comportement contraire), désensibiliser (rendre moins sensible à un stimulus), ou tout simplement travailler en renforcement positif, nous devons associer un comportement à un élément que le chien aime. Et quand on dit aimer, on veut plutôt dire adorer! Bref, il faut trouver ce qui rend votre chien totalement FOU! C’est en associant un comportement à quelque chose d’agréable que la probabilité que ce comportement se répète augmentera ou qu’une émotion positive associée à un stimulus sera ressentie.

En termes de préférences, les chiens sont comme les humains, ils n’ont pas tous les mêmes goûts!

Les motivateurs

Il y a des chiens qui préfèrent:

  • la nourriture (et encore là, certaines nourritures plus que d’autres!), peut être de la viande fraîche, de la viande cuite, de la viande séchée, de la moulée, du fromage, des morceaux de fruits etc.
  • les balles (de tennis, de caoutchouc, dures, molles etc.)
  • les jeux (faire la course, sauter etc.)
  • les tugs (en corde, en fourrure, etc.)
  • les jouets qui font des bruits
  • les jouets qui ont de la texture (toutou et autres)
  • les jouets qu’on mâche
  • les jouets qu’on lance (du style frisbee)
  • la liberté
  • la prédation (courir après quelque chose de mouvant)
  • les caresses
  • l’attention

Il est donc faux de croire que travailler en renforcement positif nécessite de travailler avec de la nourriture. En fait, c’est votre chien qui décidera de l’élément qui sera ajouté comme récompense. Il est vrai par contre que la nourriture est souvent un outil très efficace quand vient le temps de renforcer.

Comme vous connaissez bien votre animal, faites une liste par ordre d’importance, des choses qu’il adore. Si vous ne connaissez pas ce que votre chien aime, faites des tests. Placez plusieurs objets en ligne (nourriture crue, balle, jouet etc.) et attendez pour voir, vers quoi il se dirige en premier. Pour ce qui est des autres motivateurs comme la prédation, la liberté, les caresses et l’attention, si votre chien oublie tout ce qui se passe autour quand ils sont présents, il y a de bonnes chances qu’ils les aiment fortement aussi.

Les stimuli

Ensuite, faites une liste des stimuli qui dérangent votre chien (lui font peur, le font japper, le rendent agressif, le font sauter, lui font perdre son contrôle) ou des comportements que vous aimeriez faire diminuer ou cesser, et ce, par ordre d’importance:

-objets mouvants (voiture, motocyclette, planche à roulettes, etc.)

-personnes mouvantes (joggeurs, visiteurs, etc.)

-personnes (enfants, adultes, femmes, hommes, personnes de couleur, etc.)

-animal (écureuil, chat, chien etc.)

-bruits

-événements (orage, vent, objet échappé, personne rencontrée dehors, visiteurs entrant dans la maison, chien se promenant, etc.)

-comportements dérangeants (sauter, japper, faire des trous, détruire, etc.)

Planification

Finalement, associez les motivateurs avec les stimuli et comportements selon leur intensité.

Par exemple, je peux entraîner facilement mon chien à s’assoir sur demande lorsque je suis seule dans la maison et le caresser en récompense sera suffisant. Tandis que pour faire assoir mon chien devant un visiteur qui entre dans la maison, je devrai utiliser des morceaux de viande fraîche pour que mon intervention ait un impact.

Vous venez de comprendre qu’en termes d’entraînement, de contre-conditionnement et de désensibilisation, il faut avoir un plan de match! Réfléchissez sur la manière dont vous procèderez pour que vos interventions soient efficaces.

Observer votre chien, tester ses motivateurs et planifier un bon programme d’intervention sont les clés du succès pour toute modification comportementale. Car… seul votre chien connait la solution à son problème.

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