Services en constante évolution

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Nouvelles responsabilités pour les pharmaciens

Il fut une époque où les pharmaciens de Lac-Beauport faisaient tout. Aujourd’hui, la formation et la pratique laissent plus de place à leur rôle de clinicien. L’entrée en vigueur de la Loi 41 leur permet aussi de répondre encore mieux à certains besoins. Voici un bref tour de piste des services offerts à la pharmacie Brunet Normand Laroche !

En plus de gérer les ordonnances au comptoir, l’équipe offre plusieurs services aux clients. « Avec les jeunes familles, l’abondance des conseils, c’est vraiment ce qui distingue la pharmacie ici », déclare la pharmacienne Stéphanie Pépin. C’est pourquoi il y a souvent deux pharmaciennes derrière le comptoir. « Une qui est là pour la préparation des ordonnances et pour conseiller, et l’autre en arrière au niveau des piluliers, des mises en seringue ou pour des cas plus complexes comme les changements de piluliers ou sorties d’hôpitaux qui demandent vraiment un focus », ajoute-t-elle. « Des gens à domicile qui peuvent avoir de la difficulté à gérer leur médication, on leur prépare pour la semaine », indique la pharmacienne-chef Lina Guilbault.

Arrivée de la loi 41
La pharmacie n’a pas d’infirmière sur place pour le moment, mais cet ajout est dans les projets à moyen terme avec le suivi d’anticoagulothérapie. De plus, depuis l’entrée en vigueur de la Loi 41, les pharmaciens peuvent maintenant faire des ordonnances pour quelques situations qui nécessitent une intervention rapide : la diarrhée du voyageur, la malaria, la contraception d’urgence, les poux ou l’arrêt tabagique. « Tout ce qui est otite, pharyngite, etc., ça prend une évaluation du médecin. On peut toujours dans certains cas d’infection urinaire, mais il y a plein de critères très précis à respecter », précise Stéphanie. Pour des consultations en lien avec ces situations, un frais fixe de 16 $ par personne est applicable à la demande du gouvernement, mais ce dernier est remboursé par la majorité des assurances.

Services personnalisés
« Si [une personne]fait un test de grossesse, on peut la rencontrer, l’évaluer et lui prescrire éventuellement soit des vitamines prénatales ou encore, si elle commence à avoir des nausées, on a le droit de prescrire en attendant le rendez-vous médical », ajoute Lina Guilbault. « On fait des prises de glycémie, des prises de tension artérielle si les gens ne se sentent pas bien », affirme Stéphanie Pépin. Si les clients ont des questions, les pharmaciennes peuvent les conseiller et si ça ne va pas, les référer à l’urgence ou au médecin « selon le cas ». Les assistantes techniques en pharmacie offrent également une petite formation sur les glucomètres et les appareils orthopédiques de première ligne. La proximité de la station de ski leur amène parfois des gens avec des chevilles foulées et certains appareils peuvent être vendus ou loués sur place.

Finalement, les pharmaciennes peuvent également faire des révisions de médication. Toutefois, il y a désormais des frais de 5 $ pour les renouvellements de prescriptions par fax puisque la demande était très élevée. « C’était davantage pour les conscientiser sur l’importance des suivis avec leur médecin; un fax ne remplace pas un bilan de santé avec prise de sang », ajoute Mme Guilbault. « Des fois, on a des appels de gens qui demandent à rencontrer une pharmacienne parce qu’ils sont mélangés dans leurs médicaments et qu’ils ne savent plus à quoi ils servent ou quand les prendre. Là, on fait des rencontres dans le bureau. »  Ces dernièrest ne sont pas chargées pour le moment.

Une profession en mutation
L’Ordre des pharmaciens du Québec souhaite d’ailleurs que la profession se dirige davantage dans cette direction. « Ça va être de cibler, d’épurer peut-être les dossiers, de les évaluer. Est-ce qu’il y a des médicaments pour rien ? Est-ce qu’il y a un problème ? Est-ce qu’on peut faire des suggestions au médecin ? Cela demande toute une analyse de dossier, ce qui devrait être plus notre rôle », selon Lina Guilbault.

« Brunet embarque dans cette tangente là. Il faut s’adapter à l’évolution, ça va être une bonne chose. », ajoutent les pharmaciennes. Même si leurs responsabilités augmentent et que le temps est de plus en plus précieux au laboratoire, elles disent avoir des retours positifs de la clientèle. « Dans le temps des Fêtes, on reçoit des cartes, des petits cadeaux, des biscuits, du chocolat, des fleurs. Des fois, les gens qui décèdent, leur famille par après vient nous remercier personnellement, c’est arrivé dans les derniers mois », indique Mme Pépin. « S’ils demandent à avoir des réponses ou se plaignent de quelque chose, on fait un suivi. On essaie toujours d’être à l’affut », ajoute-t-elle.

Au niveau du plancher, la pharmacie offre également un service de photos pour passeport. « On en fait quand même pas mal, ça marche très bien. Il y a toujours un bon roulement, notre kit n’est jamais loin et toujours prêt ! », précise Mme Guilbault. Les clients sont fidèles au laboratoire, mais également sur plancher selon la chef cosméticienne Pierrette Bilodeau. « Ils reviennent, ils nous donnent des feed-back de ce qu’ils ont aimé, ce qu’ils ont moins aimé alors qu’il y a beaucoup de places où j’ai travaillé que tu les vois une fois et tu ne les revois pas ! »

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À propos de l’auteur

Amélie est titulaire d'un baccalauréat en communication publique décerné par l'Université Laval. Elle a complété ses études avec le profil international en étudiant une session à Sydney, en Australie. Par la suite, la réalisation de huit contrats enrichissants dans des organisations publiques et privées lui ont permis de découvrir une passion oubliée pour la rédaction. En 2014, elle décidait de se lancer à son compte pour réaliser son rêve, soit celui d'écrire pour gagner sa vie. Elle est heureuse de collaborer aux Éditions Platine depuis un peu plus d'un an, ce qui lui permet de faire rayonner des gens passionnés et des projets de tous les horizons!