Renoncer, c’est parfois faire le vrai bon choix

0

Ma mère me disait souvent « choisir, c’est renoncer »…

Renoncer, c’est parfois faire le vrai bon choix

Il y a un an, on emménageait dans notre nouvelle maison. Nos rêves et notre budget nous faisaient envisager la construction du sous-sol, l’aménagement d’un spa dans la cour et l’installation de la climatisation centrale. En cours de route, le sous-sol a souffert de « tant qu’à y’être », et pouf ! Tout d’un coup, on s’est retrouvé devant le choix soit du spa, soit de la climatisation.

En fait, vu le prix, le spa n’était même plus une option, mais j’en rêvais tellement ! J’en ai parlé souvent, je suis très grosse et moi, l’eau, j’adore ça ! Ça me fait du bien, je n’y ai pas de contrainte, je flotte comme un bouchon et j’avoue que l’idée d’y passer des heures tranquilles, dans ma cour, me plaisait sans bon sens ! En plus, le vendeur m’avait affirmé qu’on peut, si on le désire, s’y prélasser à des fins rafraichissantes, à une température plus proche des 80. Je vous le dis, je m’y voyais déjà, lors des beaux après-midis chauds, sirotant un mojito, un cosmo ou un grand verre d’eau, profitant du soleil sans crever de chaud. Je crois que, dans un moment de faiblesse créé par l’euphorie, l’idée d’y faire quelques exercices m’avait même effleuré l’esprit…

D’un autre côté, l’idée de dormir à la fraiche et sans humidité toutes les nuits, de pouvoir utiliser le four sans transformer la maison en sauna, de pouvoir m’asseoir pour écouter Homeland sans me relever avec le recouvrement des meubles collé sur ma peau, tout ça avait aussi un certain charme. La décision un peu forcée par le manque de liquidités, j’ai finalement renoncé au spa. Ce qui veut dire que depuis un an, la thermopompe réchauffe en hiver et refroidit, lorsqu’il fait chaud, l’intérieur de la maison au complet. Si j’ai assez peu apprécié sa chaleur l’hiver dernier (moi et ma ménopause, la chaleur…pfff !), et si j’ai surtout apprécié ses fonctions de déshumidification en juin et début juillet, j’avoue que depuis la fin juillet, sa belle, sa magnifique capacité à maintenir ma maison fraiche et même encore plus fraiche quand mes hormones bouillent m’a conquise ! Je ne m’en passerais plus.

Nous, quand il faisait 4678 degrés en aout et début septembre, on mangeait des potages chauds, des tartes aux tomates cuites au four, de la lasagne et même un rôti de porc ! On a dormi comme des bûches, toute la famille. Les enfants, qui avaient la drôle d’habitude de passer du temps dehors, ont même attrapé un rhume lors d’une journée particulièrement chaude jumelée à une crise subite de ménopause qui a forcé la climatisation à descendre dans ses régions arctiques (pour mon plus grand bonheur, je le confesse !). Et au nombre de visiteurs qui, en entrant chez nous, disaient « ahhhhh qu’on est bien ici », je me suis dit que pour une fois, renoncer avait vraiment mené au bon, à l’excellent, au meilleur choix !

Partagez

À propos de l’auteur

Mi-quarantaine, diplômée de l'Université Laval en communications et relations publiques il y a un ou deux siècles (on utilisait des dactylos pour taper nos travaux!), mariée et en amour depuis 20 ans, mère de deux ados capables d'être aussi adorables que désagréables (c'est dire à quel point ils peuvent être adorables), j'ai toujours été une passionnée des mots et, depuis un an, vole de mes propres ailes avec ma petite entreprise de communications, rédaction et traduction. J'ai le privilège de pouvoir partager avec les lecteurs et lectrices de l'Écho du Lac, chaque mois, une tranche de ma vie ou une de mes montées d'humeur...ou d'hormones. N'hésitez pas à entrer en contact avec moi si mes billets vous interpellent.