Qui assurera la pérennité de mon entreprise à ma retraite ?

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Le transfert d’une génération à l’autre est de plus en plus rare dans les entreprises familiales. Alors, que faire pour trouver quelqu’un à la hauteur de ce que ces chefs ont bâti ? Qu’arrivera-t-il de l’entreprise, ses valeurs, son nom et ses employés ?

Par Maude Desharnais, coach d’affaires
www.maudedesharnais.com

Ce n’est pas une cachette, tout le monde sait que la population vieillit. Que plusieurs entreprises fermeront leurs portes faute de relève assurant la pérennité.

Le transfert d’entreprise, un processus qui se planifie
Peu importe le domaine, la retraite est un projet que même les chefs d’entreprise se doivent d’avoir. Il suffit de prendre le temps de bien planifier. Il faut prévoir de 2 à 5 ans simplement pour effectuer le processus de transfert, trouver les fonds, réaliser le montage financier, transmettre les connaissances et les valeurs, se familiariser avec les clients et les employés… Selon vous, quel est le meilleur moment pour commencer à planifier sa succession ?
D’abord, établir un plan clair. Ce plan doit mentionner les rêves, les projets de retraite ainsi que l’âge où nous planifions commencer à réaliser ces objectifs. Le compte à rebours débutera à ce moment et nous irons en sens inverse dans le temps. Par exemple, si on prévoit commencer à réaliser ses rêves de retraite à 60 ans, cela veut dire qu’à 55 ans, le processus de transfert commencera. De plus, il faudra prévoir 2-3 ans pour trouver la relève avant d’entamer ce processus. Considérant tout cela, il n’est pas fou de penser qu’à 50 ans, le chef d’entreprise doit commencer à dresser son plan de retraite.

Ne pas négliger le côté émotif
À ce plan de retraite, il y aura deux volets. L’un contiendra ses rêves et objectifs personnels et l’autre portera sur sa vision du transfert de l’entreprise. En d’autres mots, quel type de successeur potentiel cherche-t-il, quelles valeurs et connaissances importantes veut-il transférer, ainsi que la mission que s’était donnée le fondateur en créant cette entreprise. À cette liste, il est important d’ajouter les défis personnels et émotifs que le futur retraité pourrait affronter dans cette démarche. Céder une entreprise où il a mis tous ses efforts et à laquelle il a consacré sa vie peut parfois être perçu comme un deuil. En classifiant ses défis en ordre d’importance, le futur cédant devra graduellement travailler sur ces points, et ce, même si la relève ne s’est pas encore pointé le bout du nez !

Ne pas hésiter à en parler
Certains propriétaires craignent de mentionner à voix haute qu’ils planifient leur retraite. Que vont penser les employés, les gestionnaires de mon entreprise et surtout les clients ? Il y a plusieurs ressources disponibles pour s’identifier comme étant un futur cédant. En premier lieu, parler à des professionnels ressources en qui nous avons confiance. Par exemple, son comptable, en glisser un mot à sa banque ou à un responsable de son association d’affaires.
Dès le début du processus, il est important de faire appel à des gens externe, tel un coach d’affaires, un mentor ou un autre cédant ayant réalisé le même type d’objectif avec succès. Ces personnes, ayant une vision neutre, pourront aider le futur cédant, le « chalenger » et établir des étapes claires pour son processus. Ces personnes seront aussi en mesure de valider et « coacher » le cédant afin de s’assurer que les objectifs soient respectés et que ce dernier est prêt psychologiquement à passer le flambeau !

Maude Desharnais, coach d’affaires

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