Plantes indigènes : pour s’entourer de nature authentique !

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Plantes indigènes : pour s’entourer de nature authentique ! 

Une plante indigène pousse à l’état naturel dans une aire de répartition globale de son espèce donné, et ce, sans intervention humaine.  En Amérique du Nord, on fait référence aux espèces qui existaient avant la colonisation européenne. 

Le terme « espèce indigène » s’oppose à celui d’ « espèce exotique ».  Une espèce indigène est naturellement présente alors qu’une espèce exotique est introduite, volontairement ou non, sur le même territoire.

En aménagement paysager, nous recommandons les plantes indigènes aux personnes ayant une bonne conscience écologique et qui visent à protéger la biodiversité indigène, les plantes et les animaux du pays contre les risques que représentent les espèces envahissantes.

La biodiversité, lorsqu’elle n’est pas perturbée, est en soi un facteur de résilience et de limitation de l’invasivité de nombreuses espèces introduites. Nature-Action Québec stipule que les plantes exotiques envahissantes représentent l’une des plus importantes pertes de biodiversité au Canada et dans le monde. Sur 3858 espèces de plantes vasculaires indigènes que compte le Canada, on a signalé la présence de 1229 espèces de plantes vasculaires exotiques. De ce nombre, 486 sont considérées comme des mauvaises herbes ou des plantes envahissantes.

Hormis la lutte contre les espèces envahissantes, voici quelques avantages d’utiliser des plantes indigènes :

• Réaliser rapidement un couvert végétal sur le terrain; les espèces indigènes vont rapidement coloniser les lieux.

• Ces plantes s’adaptent bien aux conditions de vie : elles sont résistantes aux prédateurs et aux maladies, et ne nécessitent pas ou peu d’arrosage et de fertilisant.

• Créer un autre genre de paysage naturel qui ne met pas à la vue des sensationnelles plates- bandes mixtes de végétaux introduits pour leurs qualités de rusticité et d’esthétisme.

• Les coûts seront moins élevés tant en termes d’entretien à long terme que de remplacement, car ces végétaux ont une meilleure survie.

• Source constante de plaisirs et de souvenirs, puisqu’elles attirent la faune locale.

Bien que les espèces indigènes rivalisent en beauté avec plusieurs autres espèces, le résultat se doit d’être beaucoup plus naturel, mais n’en est pas moins improvisé.

Il existe un bon choix d’arbres indigènes à privilégier à Lac-Beauport et dans la MRC de La Jacques-Cartier. Entre les pins blancs, pins rouges, ormes rouges et ormes d’Amérique, ainsi que les érables à sucre et érables rouges qui vivent près de 200 ans, nous retrouvons les spécimens avec la plus longue durée de vie, soit la pruche du Canada (30 m, 300 ans) ainsi que le thuya occidental (15 m, 700 ans). Parmi les moins susceptibles de dépasser 150 ans, nous retrouvons le frêne noir, l’orme rouge, le mélèze laricin, le bouleau jaune (merisier) ainsi que le chêne rouge. Nous vous invitons à consulter les ressources suivantes : www.horticultureindigo.com et pepiniererustique.ca afin de prendre connaissance des plantes indigènes (arbustes, vivaces, annuelles) disponibles en pot et en semence. Vous pourrez reconnaître celles qui croissent dans votre milieu et planifier un aménagement misant sur les niches écologiques et le choix de plantes appropriées à votre lot particulier.

La demande pour les végétaux indigènes est croissante et bien que les disponibilités existent sur le marché, elles ne sont pas répandues.  La firme Aiglon Indigo produit et distribue des semences sous le vocable de «  semences Marie-Victorin », en l’honneur de l’auteur de la bible des botanistes québécois « La Flore laurentienne »,  le frère Marie Victorin.  Ce dernier n’a cessé tout au long de sa vie de faire valoir la science comme un levier de développement économique. D’ailleurs, miser sur les plantes indigènes a un impact d’importance dans la société, notamment la protection de nos écosystèmes, un rôle sanitaire et un entretien facile.

Petit lexique : 

Plantes et prairies sauvages. Sachez que ces végétaux peuvent être à la fois indigènes et exotiques dans un seul mélange de semences qui croissent sans culture. Exemple : le lychnis fleur de coucou, une espèce introduite naturalisée au Québec.

Le pré fleuri désigne un assemblage de plantes et d’herbes sélectionnées pour leur esthétisme et leurs couleurs voyantes afin de différencier un genre de gestion d’espaces verts.

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