Manger sainement dans le respect de l’environnement

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De nos jours, manger sainement va bien au-delà des conseils nutritionnels de base. En effet, de plus en plus de consommateurs s’intéressent à l’impact de leur alimentation sur l’environnement. En cette saison des récoltes où l’abondance est présente, c’est le moment idéal d’analyser nos habitudes de consommation afin d’améliorer nos pratiques et contribuer à la santé de notre planète.

Voici quelques statistiques pour bien mettre la table :
– En 2015, au Canada, 40 % des aliments produits étaient gaspillés et près de la moitié des ces pertes se produit dans nos maisons;
– Chaque Québécois jetterait en moyenne 400 $ d’aliments par année;
– Les aliments parcourent en moyenne 3 500-5 000 km avant d’arriver à notre assiette;
– Il y a plus de 29 000 fermes au Québec;
– Si tous les Québécois remplaçaient 30 $ par année de leurs achats par des produits du Québec, la province récolterait environ 1 milliard de dollars en 5 ans.
Vous aimeriez faire votre part, mais vous manquez d’inspiration ? Mes collègues et moi vous suggérons trois petits trucs simples à intégrer dans votre quotidien.

1. Favoriser autant que possible les aliments locaux
En cette saison estivale, profitez-en pour visiter les différents marchés publics de votre région. En réduisant les intermédiaires entre les agriculteurs et vous ainsi qu’en choisissant des produits de saison, vous profiterez non seulement d’une fraîcheur exceptionnelle, mais vous participerez aussi à l’économie locale. En épicerie, ouvrez grand les yeux et choisissez si possible les aliments qui portent le logo « Aliments du Québec ».

2. Intégrer davantage de protéines végétales au menu
Légumineuses, tofu, tempeh, edamames…vous avez l’embarras du choix ! Saviez-vous qu’en plus d’être très économique, la production de légumineuses contrairement à celle de la viande nécessite peu d’eau et encourage nos producteurs canadiens ? Saviez-vous que 100g de lentilles coûte 0,22 $ alors que 100g de bœuf coûte 1,33 $ ? Cela représente une économie de près de 600 % ! Aucunement besoin de devenir 100 % végétarien pour faire votre part. Pourquoi ne pas commencer graduellement avec les « lundis sans viande » ou encore substituer une partie de la viande dans vos recettes par une protéine végétale de votre choix ? Vous pouvez les intégrer dans vos mets principaux ( burger, pâté chinois, lasagne, chili, pain de viande, etc. ), vos desserts ou collations ( brownies, muffins, biscuits, smoothies, etc. ), vos salades ou vos soupes.

3. Diminuer le gaspillage alimentaire
Avant d’aller faire vos courses, prenez quelques minutes afin de dresser une liste de ce que vous avez réellement besoin en fonction de ce qu’il reste à la maison et des recettes que vous souhaitez cuisiner. Ainsi, rendu à l’épicerie, vous éviterez les pièges marketing qui encouragent la surconsommation. De retour à la maison, prenez soin de faire la rotation des aliments ( premier entré, premier sorti ). Prévoyez des recettes que vous pourrez facilement congeler ainsi qu’un repas dans la semaine pour cuisiner vos restes en suivant la formule touski ( touski reste ). Finalement, il faut savoir que la date de péremption représente une protection pour le producteur. En effet, certains produits peuvent supporter 1 semaine supplémentaire ( ex. yogourt ). C’est donc important de vous fier à votre jugement et à votre nez avant de jeter.
Comme vous pouvez le constater, nous pouvons agir de différentes façons. Le plus important à retenir c’est que chaque petit geste compte pour protéger notre santé et notre environnement.

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