Louis-Antoine Gagné, candidat indépendant à la mairie

0

Après huit ans à titre de conseiller municipal, Louis-Antoine Gagné a décidé de se présenter à titre de candidat à la mairie de Stoneham aux prochaines élections municipales en novembre prochain. Père de cinq enfants et propriétaire de La Ferme des Cantons, il espère rejoindre la majorité silencieuse et mieux encadrer le développement dans la municipalité.

Né à Stoneham et très impliqué dans le milieu, Louis-Antoine Gagné est concerné par le bien-être des jeunes et des aînés du territoire. « De 0 à 14 ans, il y a 1 885 jeunes. On est 2 200 de 30 à 45 ans et à peu près 2 000 personnes de 60 ans et plus. […] Je voyais l’école primaire s’agrandir beaucoup et c’est là que j’avais démarré la Fondation Jeunesse Stoneham. » Selon lui, ce boom démographique n’a toutefois pas été planifié et il souhaite mieux encadrer, innover et dynamiser la croissance de la population pour la suite des choses. « C’est face à ce constat et où je suis rendu dans ma carrière politique, ma connaissance du milieu et de voir que les deux équipes ne représentent pas du tout ce que moi je souhaite pour notre ville que je me sens appelé à me présenter. Je me présente indépendant aussi, c’est très important. Ils savent très bien où je loge et je ne loge pas dans leur camp », confie le candidat. Il admet tout de même que la quantité de jeunes amène « un dynamisme incroyable » pour la municipalité. « On le voit avec l’ouverture des commerces qui fonctionnent bien comme Pascal Le Boulanger, le marché public fonctionne bien aussi. »

Encadrer le développement
Louis-Antoine Gagné souhaiterait tout d’abord analyser la situation et sonder la population avec quelques questions, ce qui serait une opération simple selon lui. « On a tellement de nouveaux résidents que ce serait intéressant de savoir ce qu’elles veulent ces familles. Est-ce que les gens sont prêts à payer plus de taxes pour mettre un aréna ou une piscine ? […] Je regarde les équipes présenter des programmes à 40 ou 50 promesses, vous sortez ça de où, d’un chapeau ? On n’est pas capable de prendre le pouls de la population, il y a toujours du rattrapage. Encadrons notre développement de façon à être capable de prendre du recul. On est toujours en train d’engager des nouvelles personnes aux travaux publics, aux loisirs. On est toujours en mouvance parce que ça va trop vite. »

Arrêter la partisanerie
Le candidat à la mairie se présente indépendant et souhaite éviter la partisanerie qui s’est développée lors de son dernier mandat. « Je pense que notre rôle comme élu c’est d’être à l’écoute de la population et pas à l’écoute de notre parti. On n’est pas au Parlement ici, on n’est pas à l’Assemblée nationale. On est une petite ville de 8 000-9 000 résidents et ce n’est pas la place. » Le candidat souhaite d’ailleurs rallier les conseillers municipaux peu importe les équipes. « On n’était pas divisés par district avant. Là on tombe par district, donc le conseiller qui se présente à Tewkesbury et le conseiller qui se présente à Saint-Adolphe, ce n’est pas le même discours. Ce n’est pas la même réalité du tout. Ça prend un maire rassembleur, ça prend un maire qui est à l’écoute et qui est capable de rassembler les conseillers de tous les territoires », indique celui qui espère être élu avec un fort pourcentage des voix pour travailler au service de la population de tous les âges, jeunes comme aînés.

Croitre sans se développer et développer sans croitre
Louis-Antoine Gagné souhaite prendre du recul par rapport au développement en ralentissant notamment le lotissement. « Depuis 2000, le pourcentage du budget des loisirs a diminué par rapport aux salaires et aux travaux publics. L’augmentation de la population ne rapporte pas. » Il craint également l’augmentation du trafic d’ici quelques années et souhaite investir dans le transport en commun maintenant pour ancrer l’habitude. « J’ai déjà été en faveur du développement, mais un moment donné j’ai changé mon fusil d’épaule. Il y a un dynamisme à Stoneham qu’il n’y avait pas avant, mais Il commence à y avoir du trafic le matin sur la 1ère avenue, il commence à y avoir de la criminalité, du vandalisme. » Selon lui, le fait de mieux encadrer le développement de la Municipalité «permettrait aussi de stabiliser un peu les finances publiques ».

Dynamiser nos richesses
Le candidat vise un mandat très orienté vers les familles et blâme certaines décisions des autres élus, comme le fait de voter contre le projet des gratuités au parc national de la Jacques-Cartier. « Pendant quatre ou cinq ans, la Municipalité de Stoneham avait une gratuité au parc national. Super beau projet, le nombre d’inscriptions a explosé. Ça a fonctionné et ils votaient contre ça », indique-t-il. « On est une région où nos forces sont les rivières, la nature, le plein air. C’est un bel exemple. Au lieu de se payer un aréna, tu donnes la gratuité au parc national et pourquoi est-ce qu’on offrirait pas des cours de kayak, de canot ou de rafting ? On n’a pas nécessairement besoin de croitre, mais de dynamiser nos richesses. » Ainsi, il se demande aussi pourquoi il n’y aurait pas d’activités au mont Wright organisées par la Municipalité, qui est propriétaire du site géré par l’Association forestière des deux rives.
Louis-Antoine se présente de manière indépendante et admet avoir beaucoup d’idées même s’il ne possède pas la force électorale des autres équipes. «Ce n’est pas contre eux que j’en ai, mais c’est quand même le rôle des élus de jouer avec les règles d’urbanisme pour le bienfait de la population et actuellement, on ne le fait pas », conclut-il

Partagez

À propos de l’auteur

Amélie est titulaire d'un baccalauréat en communication publique décerné par l'Université Laval. Elle a complété ses études avec le profil international en étudiant une session à Sydney, en Australie. Par la suite, la réalisation de huit contrats enrichissants dans des organisations publiques et privées lui ont permis de découvrir une passion oubliée pour la rédaction. En 2014, elle décidait de se lancer à son compte pour réaliser son rêve, soit celui d'écrire pour gagner sa vie. Elle est heureuse de collaborer aux Éditions Platine depuis un peu plus d'un an, ce qui lui permet de faire rayonner des gens passionnés et des projets de tous les horizons!