« L’objectif d’une vie »

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Le cycliste Raphaël Gagné à Rio

Détenteur de son passeport pour Rio depuis juin dernier, Raphaël Gagné est sur le point de vivre l’apogée de tous ses efforts, échelonnés sur de nombreuses années. Le cycliste lac-beauportois défendra donc le Canada le 21 août prochain, soit la toute dernière journée des Jeux olympiques. Enthousiaste et prêt, l’athlète a confié ses impressions lors d’un entretien avec L’Écho avant le grand départ.

Après avoir franchi les différentes étapes de sélection vers la course aux Jeux, Raphaël a appris la bonne nouvelle à la mi-juin. « J’étais en visite chez mes parents et je l’ai su en prenant mes courriels  », se rappelle-t-il, « j’étais très content, c’était en quelque sorte un soulagement  ». En effet, long est le chemin vers cet « accomplissement d’une carrière  ». Adepte de vélo de montagne depuis l’âge de 9 ans, l’athlète a toujours persévéré en gravissant une à une les marches menant vers le sommet.

La compétition dans l’âme
D’abord nageur de compétition, Raphaël a enfourché le vélo pour s’amuser avec ses amis. « J’ai fait des triathlons pour jeunes entre l’âge de 8 et 10 ans, puis lorsque j’ai découvert le club de vélo de montagne — qui s’appelait Boom Ski Vélo à l’époque — j’ai envisagé cela comme un complément.  » À sa propre surprise, cette discipline a rapidement donné un nouveau sens à ses ambitions. « Le vélo de montagne est tout de suite devenu une priorité !  »

Aujourd’hui, le Lac-Beauportois gagne sa vie en pratiquant sa passion. Qu’il soit en année olympique ou non, il s’assure toujours d’être « professionnel  », « sérieux à l’entraînement  », d’« en faire suffisamment  », et aussi de « maximiser la récupération  ». Cela représente un entraînement quotidien et constant sur une période de « 11 à 12 mois par année  », avec une pause d’environ « trois semaines à l’automne  ». Le volume de travail consiste en 10 à 30 heures par semaine, selon les stades de la préparation. Raphaël varie les disciplines, en pratiquant le vélo stationnaire, de montagne et de route, la raquette, le ski de fond et la course à pied.

La course ultime
Le 21 août, il participera donc à l’épreuve du cross-country olympique, d’une durée d’environ 1 h 30, sur un parcours de montagne. « Les conditions changent selon l’usure et la température  », explique l’athlète. Très exigeant, ce sport demande une endurance exceptionnelle afin de monter les côtes, et ensuite une vigilance et une technique aiguisées lors de la descente abrupte, comportant plusieurs obstacles au passage.

Le cycliste de 29 ans est fin prêt à relever le défi, et envisage aussi la suite avec beaucoup d’enthousiasme. Parallèlement, il s’apprête à terminer son baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et à la santé. Il accorde toutefois la priorité à sa carrière d’athlète, pour le moment. « Les meilleures années d’un cycliste sont entre 28 et 35 ans  », souligne-t-il. Et il a bien l’intention de les exploiter comme il se doit !

L’Écho lui souhaite la meilleure des chances !

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À propos de l’auteur

À l’affût des dernières nouvelles et tendances de tous horizons, Malory se fascine pour la communication et l’univers médiatique. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’elle a fait ses études universitaires. En plus des Éditions Platine, pour qui elle travaille depuis 2013, elle compte notamment TVA et TéléMag à sa feuille de route. Les défis constituent sans contredit son principal carburant.