L’impact du sucre

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Bon nombre de foyers auront en leur possession de quoi se sucrer le bec dans les prochaines semaines. Chocolat, sirop d’érable et variété de sucreries seront au rendez-vous pour le plaisir des palais, au grand désarroi du fonctionnement de la flore bactérienne intestinale, du pancréas et du foie, s’ils sont consommés avec excès.

Chez bien des individus, ces systèmes devront gérer une arrivée massive de glucose-fructose, de sirop de maïs riche en fructose, de gras saturés et d’édulcorants. Ces aliments «plaisirs» ont leur place dans le concept des saines habitudes de vie, mais devraient faire l’objet d’une analyse préalable pour s’assurer que la qualité de leurs ingrédients soit le plus près possible des critères nutritionnels recherchés. Par exemple, un chocolat noir, non additionné de sucre transformé aura un effet moins dommageable sur la santé globale et sur les bactéries intestinales que celui dont le glucose-fructose apparaît au premier rang sur la liste d’ingrédients.
Avril représente un moment où les gens sont fatigués de l’hiver, ont voyagé à l’étranger et ont fait face à divers stress variés. Il s’agit donc d’une période de l’année parfaite pour que les virus et bactéries prennent d’assaut nos intestins. Il devient donc capital de prendre soin de son microbiote (flore bactérienne intestinale) afin de ne pas laisser de place aux bactéries pathogènes et s’assurer de soutenir son système immunitaire.

L’impact du sucre sur notre microbiote intestinal – en bref
Le sucre est omniprésent dans l’alimentation nord-américaine, quoique sa consommation ait tendance à augmenter au printemps (cabane à sucre, fête de Pâques, etc). Il est reconnu qu’une consommation élevée de sucres, qu’ils proviennent des aliments mêmes ou des aliments transformés (glucose-fructose, sirop de maïs riche en fructose, etc.) pourrait perturber la flore bactérienne intestinale et graduellement amener l’individu à développer un surplus de poids ou une prédisposition plus importante aux maladies chroniques, telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2, l’obésité, le syndrome métabolique, la stéatose hépatique, le syndrome de l’intestin irritable, etc.
Une étude (Ferrere et coll.) établit que sous une diète riche en fructose, indépendamment de la présence de gras, une dysbiose (perturbation de la flore bactérienne intestinale) a été observée laissant plus de place à un microbiote intestinal de type «occidental», pouvant activer les voies inflammatoires en augmentant le transport paracellulaire des lipopolysaccharides (LPS), un groupe de molécules inflammatoires que l’on retrouve dans les contextes d’obésité et de maladies cardio-vasculaires.

Faites de bons choix!
Il devient donc primordial d’être bien informé pour faire de bons choix devant la quantité impressionnante de sucreries ou d’alternatives non appropriées qui nous sont proposées. Les sucres naturels (sirop d’érable, miel, sirop d’agave, etc) contiennent également du fructose, en moins grande quantité que les produits transformés évidemment, mais demeurent un ajout dont on devrait limiter les quantités. Dans le but de maintenir un microbiote optimal, voici quelques conseils de base pour diminuer les conséquences négatives de certains sucres et faux-sucres :

Laissez sur les tablettes du supermarché tous les aliments qui contiennent les ingrédients «glucose-fructose», «sirop de maïs riche en fructose», «sucre d’agave», «sucralose», «aspartame», «sorbitol», «xylitol»;
Choisissez des aliments dont la liste d’ingrédients est la plus courte possible;
Intégrez des fibres (légumes, légumineuses, grains entiers, baies et fruits colorés contenant aussi des polyphénols) à tous les repas et collations pour une absorption plus lente des glucides et pour nourrir les bonnes familles de bactéries;
Consommez des aliments «plaisirs» de qualité, en plus petites doses plutôt qu’en grande quantité pendant quelques jours seulement;
Cuisinez vous-mêmes tout en diminuant les sucres ou remplacez-les par une bonne purée de dattes ou purée de légumes (patate douce).
Intégrer ces conseils au quotidien en les combinant à de saines habitudes de vie, telles que l’activité physique, le sommeil réparateur et l’hydratation régulière, devient un gage de santé globale. Le sentiment de bien-être généré surpassera la simple bouchée sucrée!

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