L’escalade comme vous ne l’aviez jamais perçue !

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Peu attiré par les sports d’équipe, Zachary Mathieu a rapidement apprécié l’escalade, soit dès l’âge de neuf ans. Le jeune homme, qui en compte aujourd’hui 17, y trouve son compte principalement parce qu’il peut grandir dans, mais également hors de son sport. Rencontre avec un jeune homme au discours éclaté, du moins lorsqu’on écoute les stéréotypes portant sur les milléniaux !

Dès le premier contact, on sent que Zachary Mathieu est allumé. Il ne priorise pas la performance, mais bien l’expérience. Il l’explique dans un langage clair et présente des idées précises, qui se raffineront sans aucun doute au cours des prochaines années.

«Je sais que je suis le seul à blâmer si les choses ne vont pas comme je le désire. Je dois me faire confiance pour bien performer», explique-t-il au sujet de son amour pour les sports individuels, plutôt que collectifs. «C’est dans mon tempérament, je ne veux pas dépendre des autres, je crois», ajoute-t-il.

La clé du succès ? Commencer jeune

On le mentionnait d’entrée de jeu, Zachary Mathieu a commencé à gravir les murs à neuf ans. Une fête d’amis proposait comme activité un parcours d’escalade, et tout de suite, ce fut la piqûre.

Trois ans plus tard, le jeune homme débutait la compétition. Quatre fois au cours des cinq dernières années il a remporté le championnat provincial cumulatif de la Coupe Québec.

«Je suis très fier de ça. Chaque médaille, chaque coupe rappelle une histoire spéciale. Je suis toujours capable de retirer quelque chose de sentimental chaque fois que je fais mon sport. Chaque récompense a une valeur extrême», affirme-t-il avec conviction. «J’ai toujours appris dans chaque compétition. Chaque fois, je m’améliore, je remarque des détails, et j’avance. C’est un sport fait sur mesure pour moi. »

Une déception, un apprentissage

S’il apprend dans la victoire, c’est aussi le cas dans la défaite. Zachary Mathieu a récemment participé aux qualifications pour les Jeux olympiques de la jeunesse, qui auront lieu en 2018, et ça ne s’est pas très bien déroulé.

En termes de résultats, du moins.

«Malheureusement, c’est arrivé alors que je tentais de me qualifier, mais je suis revenu tellement motivé ! Si je me fais clancher, je dois m’entraîner davantage. Je n’ai pas nécessairement eu une si mauvaise compétition parce que j’ai beaucoup appris, je sais maintenant ce que je dois faire de plus pour arriver à mes buts», analyse celui qui a terminé 9e au combiné des trois principales épreuves. «On peut appeler ça une mauvaise compétition, mais c’était aussi ma première de calibre international. Je pense que j’aurais pu arriver plus haut. Je suis déçu, mais je reste heureux et optimiste !»

De toute façon, la plus grande motivation des grimpeurs mondiaux demeure l’année 2020, lorsque sera ajouté l’escalade aux Jeux olympiques.

«Comme tous les athlètes, j’ai une chance. Je suis très motivé, même si je sais que le calibre sera très relevé. Il y aura quoi, une vingtaine d’athlètes du monde entier ? Ce serait un bel exploit d’y participer !», avoue-t-il candidement.

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