Les mondiaux pour Stéphanie Tremblay

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Se promener à vélo en compagnie de son chien peut être une activité relaxante. Déambuler sur cette même bicyclette, mais dans des sentiers de montagne à des pointes de 50 kilomètres à l’heure, toujours en compagnie du meilleur ami de l’homme, voilà un projet qui surprend ! Un projet que porte pourtant en elle Stéphanie Tremblay, qui participera aux championnats mondiaux de bikejoring dans quelques jours, en Pologne.

Le bikejoring fait partie d’une famille de sports où les chiens sont directement impliqués en compagnie de l’homme. Reliés l’un à l’autre par une laisse et des harnais, les deux complices mènent des courses à pied ou à vélo selon des parcours bien établis.

Dans le cas de Stéphanie Tremblay, c’est à vélo que la jeune femme de 17 ans désire faire corps avec son animal favori. «Ça permet au chien de ne pas toujours être en train de nous tirer. Il peut courir très vite sans qu’on le ralentisse, comme c’est le cas à pied», lance-t-elle, ajoutant au passage que «même à vélo, le chien va toujours aller plus vite que nous».

Aux championnats du monde après deux ans
Voilà seulement deux ans que Stéphanie Tremblay a débuté sa carrière en bikejoring. Au départ, elle croyait avoir inventé une discipline, puisqu’elle ne connaissait pas l’existence d’un petit réseau mondial – même québécois – de passionnés, eux aussi, de course avec les chiens. Ce n’est que quelques mois plus tard, par hasard, qu’elle apprit qu’elle n’était pas la seule à s’attacher à sa bête pour s’extasier à vélo.

Depuis, elle progresse dans un monde qui compte de plus en plus d’adeptes à travers la planète.

«La plupart des épreuves auxquelles je participe sont ici, au Québec. Il y a plusieurs compétitions au printemps et à l’automne», explique-t-elle, prenant le soin de préciser que les bêtes ne courent jamais à plus de 15 degrés Celsius, donc en été.

«Mais à la fin novembre, ce sont les championnats du monde. Il y aura probablement une vingtaine de filles dans ma catégorie. Je me suis trouvé un chien de calibre mondial et, selon les tests que l’on a faits ensemble, on va bien s’entendre !», ajoute-t-elle.

Stéphanie Tremblay ne pourra remporter le grand titre féminin cette année puisqu’elle court encore chez les juniors. Elle compte toutefois y arriver un jour ou l’autre, avec l’un de ses propres chiens.

Une entraide accessible
À l’œil, le bikejoring au Québec compte quelques centaines d’adeptes. Ils ne sont pas très nombreux, mais ils sont unis. Sur Facebook, par exemple, l’échange entre les passionnés de ce sport est facilité par la tenue d’un groupe dynamique.

«C’est très facile d’abattre mentalement un chien, par exemple. Le groupe sert à ça, à échanger pour éviter des erreurs que d’autres pourraient avoir commises, à conseiller de bonnes pratiques», énumère celle qui veut éventuellement devenir policière.

Mais pour l’instant toute l’attention est portée sur les championnats du monde, du 23 au 26 novembre.

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