Les difficultés d’apprentissage chez l’enfant

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Les troubles d’apprentissage ne sont pas tous identiques. Certains sont liés à un déficit de l’attention (TDA/H), d’autres sont en lien avec un trouble de langage, tandis que d’autres encore peuvent faire partie d’une problématique développementale plus globale (ex. : autisme, déficience intellectuelle, etc.).

Causes
Certains enfants sont plus à risque de présenter des difficultés d’apprentissage. Parmi ceux-ci, on compte les enfants qui ont présenté des difficultés de langage avant l’entrée scolaire ou qui en présentent encore. Aussi, les enfants dont des membres de la famille (ex : parent, frère ou sœur) ont présenté des troubles d’apprentissage, de langage ou un déficit de l’attention ainsi que les enfants qui sont nés prématurément sont plus à risque d’éprouver des difficultés d’apprentissage. À cela, il faut ajouter des facteurs de risque. Entre autres, le sexe est un facteur important puisque les garçons présentent un risque plus élevé que les filles d’éprouver des difficultés académiques. L’environnement familial, le niveau socioéconomique de même que la stimulation sont d’autres facteurs à considérer. Enfin, pour certains enfants qui ont des difficultés à l’école, aucune cause n’est identifiable.

Difficultés en lecture et en écriture
Environ 15% des jeunes présentent des difficultés en lecture et en écriture. Par contre, suite à une intervention appropriée, environ seulement 5% présenteront des difficultés persistantes. Il est donc possible de réduire le nombre d’élèves qui vivent de telles difficultés en faisant diverses activités de prévention et en intervenant tôt. Les parents peuvent assurément prendre activement part à cette stimulation.

Comment prévenir les difficultés en lecture et en écriture ?
L’ensemble des études récentes démontre qu’il faut agir avant l’entrée à l’école. Durant la petite enfance, il est recommandé d’exposer régulièrement l’enfant au monde des histoires. Il sera ainsi en contact avec l’écrit dans un contexte authentique et significatif. Par exemple, par le biais des livres il apprendra ce que sont les lettres et que la lecture se fait de gauche à droite. De plus, il réalisera progressivement que les lettres sont regroupées en mots qui à leur tour sont ordonnés pour former des phrases. Au plan du langage, l’enfant apprendra de nouveaux mots de vocabulaire et sera exposé à un nouveau style de phrases, le style littéraire. Par exemple, dans l’extrait d’histoire suivant: « lorsque la princesse vit que l’équipage avait quitté le fort, elle décida d’aller trouver refuge », on relève du vocabulaire plus complexe que celui employé au quotidien (ex : équipage, fort, refuge). Aussi, la phrase est écrite dans un style qui diffère de notre façon de parler quotidienne.

De plus, à force d’entendre des histoires et de participer à des discussions à propos de celles-ci avec son parent, l’enfant deviendra de plus en plus habile à raconter des événements personnels et, éventuellement, à en composer à son tour (ex : exposé oral, production écrite). Le contact avec les livres avant l’entrée scolaire revêt ainsi une importance primordiale.

Entrée à l’école
Au cours de la maternelle, les enseignants poursuivent la stimulation des éléments de base essentiels à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Certaines activités spécifiques de la maternelle permettent de les développer. Par exemple :

La lecture répétitive (ex : relire la même histoire tous les jours d’une même semaine en se centrant sur différents aspects de l’histoire à chaque jour) ;

Les activités de conscience phonologique (ex : compter le nombre de syllabes dans un mot) ;

L’entraînement à la calligraphie (tracer des lettres) ;

La découverte du principe alphabétique (apprendre le son de chaque lettre).

Quand référer à un spécialiste?
Parfois, il arrive que, malgré toute la stimulation reçue et les efforts fournis par l’enfant, ce dernier présente tout de même des difficultés à apprendre à lire et à écrire sans erreur les mots de dictée. Ainsi, lorsque l’on est préoccupé par l’évolution plus lente de notre enfant ou que la période des devoirs et leçons est ardue ou très longue, il est souhaitable de demander l’avis de l’enseignant(e) ou d’un professionnel sans tarder. Ainsi, l’orthopédagogue peut stimuler l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Malgré cette intervention, il arrive que certains élèves éprouvent tout de même des difficultés à lire, orthographier des mots, comprendre des consignes, développer des compréhensions en lecture ou encore à rédiger des textes.

Il importe alors de consulter un orthophoniste sans tarder. Cette ressource est spécialisée dans l’identification et la rééducation des troubles de la lecture et de l’écriture, dont la dyslexie. De plus, si les faiblesses aux plans de la lecture et de l’écriture sont en lien avec le langage oral, l’orthophoniste sera la professionnelle la plus qualifiée pour aider l’élève. Celle-ci pourra aussi recommander des mesures d’aide appropriées à mettre en place en classe. L’orthophoniste est donc le spécialiste tant pour identifier la source de la difficulté que pour établir des liens avec les autres sphères du développement ou difficultés présentes (ex. TDA/H), ainsi que pour la rééducation du trouble qui pourrait affecter le langage oral (parlé) et/ou écrit.

C’est pourquoi il importe de ne pas tarder à consulter en orthophonie. La prévention ou la prise en charge précoce permet de diminuer, voir éliminer un retard sur le plan des apprentissages scolaires. N’hésitez donc pas à demander l’avis d’un orthophoniste !

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