Le transport collectif sur la corde raide

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La MRC a besoin d’une nouvelle aide financière pour 2016

En septembre dernier, le gouvernement provincial octroyait une subvention à la MRC de La Jacques-Cartier pour financer le transport collectif jusqu’au 31 décembre. Pour assurer le service en 2016, la MRC a besoin d’un appui financier encore plus important, ce qui suscite beaucoup de questions.

« Nos besoins pour l’année 2016 seraient de 118 000 $ », indique Robert Miller, préfet de la MRC et maire de Stoneham-et-Tewkesbury. Toutefois, la prochaine année représente une « transition » puisque plusieurs MRC de la région ont commandé une étude sur « comment envisager [les]transports collectifs dans l’avenir ». Les résultats devraient être connus d’ici la fin de l’année. « Évidemment, il va falloir procéder à l’analyse et à l’étude des recommandations, et voir après comment on peut opérationnaliser ça, donc ça nous mettrait en 2017 pour une possible nouvelle mouture du transport collectif », ajoute M. Miller. Le gouvernement a jusqu’au 25 novembre pour confirmer son appui financier, date de l’adoption du budget de la MRC. « Le budget doit être voté et adopté. Les gens autour de la table veulent que [le transport collectif]continue, là c’est de voir comment on s’y prend », indique Marc Giroux, directeur général par intérim de la MRC.

Lac-Beauport se prononce
Alors que certains citoyens croient que la Municipalité souhaite abolir le service, le conseiller municipal Marc Bertrand a voulu rectifier les faits. « On demandait à ce qu’il y ait une modification, à ce qu’on revoie le transport en commun. On ne se retire pas à tout jamais », précise-t-il. « S’il répondait également « au besoin des employeurs », le service serait plus efficace pour l’ensemble des citoyens, selon M. Bertrand. « On va être partie prenante de la décision ou des réflexions du moins », affirme-t-il. Une rencontre entre la MRC et la mairesse est au programme.

Des utilisateurs inquiets
Depuis deux ans, Denis Dufour utilise le transport collectif à chaque jour pour se rendre au travail et considère que c’est une nécessité pour la municipalité. « Je trouverais ça triste qu’on soit obligé de repartir à zéro dans 3, 4 ou 5 ans alors qu’on a déjà un service qu’on peut améliorer pour qu’il réponde davantage aux besoins de la population du Lac-Beauport. »  Selon Geneviève Courchesne, « ce n’est pas une question de rentabilité, mais d’environnement et de qualité de vie ». L’utilisatrice confirme qu’il y a « une hausse d’achalandage depuis le début, malgré le peu de publicité ». Les deux croient que le service doit absolument demeurer pour l’avenir et pour les jeunes du territoire.

Le 23 octobre dernier, des utilisateurs ont envoyé une pétition de 150 noms pour le maintien du transport collectif aux différents intervenants impliqués dans le dossier. D’autres signatures ont été déposées à la séance du conseil municipal le 2 novembre.

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À propos de l’auteur

Amélie est titulaire d'un baccalauréat en communication publique décerné par l'Université Laval. Elle a complété ses études avec le profil international en étudiant une session à Sydney, en Australie. Par la suite, la réalisation de huit contrats enrichissants dans des organisations publiques et privées lui ont permis de découvrir une passion oubliée pour la rédaction. Elle collabore avec les Éditions Platine depuis trois ans, incluant deux à titre de journaliste en chef, ce qui lui permet de faire rayonner la communauté de Lac-Beauport, de Stoneham et des environs.