Le skateboard, une passion père-fille

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Syrelle Lefebvre, originaire de Stoneham

Originaire de Stoneham, la jeune sensation du skateboard Syrelle Lefebvre fait bien jaser depuis quelque temps. Et pour raison : du haut de ses neuf ans, elle pratique son sport depuis trois ans déjà. Sa passion est telle que son père n’a pu résister à l’envie d’embarquer dans la vague avec elle. L’Écho a rencontré le duo à l’endroit qui est devenu leur ´ deuxième maison ª : le skatepark du parc Victoria, à Québec.

Une vidéo conçue par son père est à l’origine de la percée médiatique entourant la jeune « skateuse », qui s’avoue surprise de l’intérêt des gens. « Ça m’a beaucoup étonné quand j’ai appris que je passerais à la télé », raconte-t-elle, ajoutant avoir reçu plusieurs appels à ce sujet. « Je n’aurais jamais pensé aller dans des talk-shows, j’ai trouvé ça le fun  ! », mentionne-t-elle à propos de son entrevue à Deux hommes en or, diffusée sur les ondes de Télé-Québec.

Pour Syrelle, le choix du skate comme sport de prédilection s’est fait tout naturellement : « J’ai vu une planche et je me suis dit que ça devait être le fun ». Se décrivant comme « peu habile » au départ, elle a commencé à Stoneham, à la patinoire derrière l’église. « C’était difficile, mais j’ai continué. » Une semaine après, elle convainquit son père de rouler avec elle. « Je ne voulais pas, je n’avais pas l’âge  ! Mais j’ai fini par dire oui », raconte-t-il en riant. Ils ont rapidement migré vers le parc Victoria, offrant des structures plus élaborées.

D’abord impressionnée par la hauteur des installations, Syrelle a pris ses aises au fil du temps. « Chaque été, quand je reviens, c’est comme si ça rapetisse. » Elle était également quelque peu intimidée par les autres « skaters », beaucoup plus vieux, mais ils l’ont rapidement accueillie comme une des leurs. « C’est devenu notre deuxième maison », soutient M. Lefebvre. Tellement, que ce fut l’un des facteurs les encourageant à déménager à proximité de l’endroit. Trois à quatre fois par semaine, on peut voir la jeune « skateuse » pratiquer ardemment pendant des heures. « Mon père m’aide beaucoup », affirme-t-elle, tout comme ses comparses de planche à roulettes. Au-delà des trucs qu’elle maîtrise, ce qu’elle préfère, c’est la vitesse. « Sa grande force, c’est l’endurance », observe M. Lefebvre.

Fier de sa fille, M. Lefebvre consent à consacrer de nombreuses heures au skateboard, tant que celle-ci reste concentrée à l’école. « Je pense que ça la fait grandir. Quand tu tombes, tu te relèves et c’est comme ça dans la vie », ajoute-t-il. De plus, cela entretient les liens de leur relation. « Ça crée une belle complicité qui nous unit. »

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À propos de l’auteur

À l’affût des dernières nouvelles et tendances de tous horizons, Malory se fascine pour la communication et l’univers médiatique. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’elle a fait ses études universitaires. En plus des Éditions Platine, pour qui elle travaille depuis 2013, elle compte notamment TVA et TéléMag à sa feuille de route. Les défis constituent sans contredit son principal carburant.