Le BOUB renaîtra de ses cendres

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L’Écho du Lac a récemment rencontré Valérie Dumas et Louis Gagnon, couple de propriétaires du restaurant familial Chez Boub ayant succombé aux flammes. Quelques jours suivant le sinistre, les jeunes entrepreneurs se disent profondément touchés par le soutien de la communauté de Lac-Beauport. Déterminés, ils confirment la reconstruction imminente de cette institution.  

« On est vraiment motivés. Nous avons passé le moment de la tristesse. Nous sommes rendus à l’étape de se relever les manches. Les gens veulent nous revoir, on va revenir ! », explique Louis Gagnon.

« On ne pensait pas être autant aimés par notre communauté du Lac. Dans tout ce malheur, le soutien des gens est ce qui nous a fait le plus de bien. C’est vraiment un gros wow ! », enchaîne Valérie Dumas.

Les images de l’incendie de chez Boub, restaurant familial ayant ouvert ses portes en 1992, ont généré des centaines de réactions sur les réseaux sociaux.

« Ça nous a fait réfléchir. On dirait que tout le monde a une petite part du Boub et que le resto fait partie du Lac. Lors des pannes d’électricité ou lorsque les gens vivaient eux-mêmes des sinistres, ils venaient y manger. »

Le couple de Lac-Beauport s’active déjà aux préparatifs qui mèneront à la réouverture. « C’est notre premier sinistre, mais on est bien protégés et on a une bonne équipe avec nous. L’idéal serait de commencer la construction à l’automne et de pouvoir ouvrir au printemps 2018 », précise Valérie Dumas.

Selon les propriétaires, l’ensemble du menu actuel de chez Boub, la crèmerie et la salle de jeux pour les petits seront de retour. Ils respecteront les normes de construction de la Ville de Québec, mais souhaitent assurément conserver les couleurs actuelles et l’ambiance du Boub. Une section sera aménagée dans le nouveau restaurant afin de souligner les moments marquants du Boub, tel que son déménagement de nuit, par camion, au tournant des années 2000.

« On est conscients qu’il va y avoir un manque de sauce à spag à Lac-Beauport dans les prochains mois ! », confie avec le sourire Louis Gagnon, au sujet des 130 litres de sauce vendus chaque semaine chez Boub.

Employés touchés
Mathieu Huot, chef cuisinier de chez Boub depuis les quatre dernières années, reste optimiste pour l’avenir des employés. « Pour le moment, on est dans un marché où les cuisiniers sont hyper en demande. Je n’ai pas peur pour nous. »

« Les jeunes employés à temps partiel se revirent de bord facilement. C’est pour les plus vieux que la transition sera peut-être plus difficile », précise le chef Huot.

« J’étais sous le choc quand j’ai appris la nouvelle. C’est un restaurant familial et nous formons un noyau serré. On est aussi très près de nos [patrons]. Ils sont toujours là pour nous. Tout n’est pas noir ! », conclut Mathieu Huot.

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À propos de l’auteur

C’est avec grand plaisir que s’est joint Édouard à l’équipe de l’Écho du Lac, en 2016. Originaire de Lac-Beauport, ce journaliste est passionné par les questions d’enjeux publics. Il détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales, une formation en droit, économie et politique. Édouard a également obtenu un certificat en journalisme décerné par le Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il écrit aussi pour l’Adsum, le journal bimensuel de la communauté militaire de la région de l’est du Québec.