La présidente démissionne

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Onde de choc au Regroupement du Lac 

Ralenti dans ses activités par des « préoccupations administratives et politiques », le Regroupement rencontre certaines embûches depuis l’automne dernier. Et l’organisation connaît un nouveau rebondissement : sa présidente Chantal Fleurant a annoncé sa démission à la fin du mois de juin. « Démotivée », le « contexte avec le soutien municipal » ne correspond plus aux valeurs de celle qui souhaitait vivement « dynamiser » la communauté d’affaires. L’Écho fait le point.

«Ça a été une décision difficile », confie-t-elle, « ça a pris du courage et je n’avais pas envie de lâcher personne ». Les valeurs de « collaboration » et de « considération » dans le partenariat avec la Municipalité n’ont, selon l’ex-présidente, « pas été mises de l’avant lors de la dernière assemblée générale annuelle (AGA) ». « Je ne crois pas que je sois la femme qu’il leur faut », ajoute-t-elle, « je suis une femme d’action, j’avais plein de projets en tête ». Elle a tout de même eu le temps de concrétiser certains buts lors de son passage : la carte-cadeau aux membres, la salle de conférence et le calendrier municipal 2017 comme moyen de financement en sont des exemples.

Mise en contexte
Il faut retourner en décembre dernier pour mieux comprendre la situation. Rappelons qu’à ce moment, la Municipalité de Lac-Beauport souhaitait se retirer de la MRC de La Jacques-Cartier. « Ce geste leur aurait fait sauver une cotisation considérable », explique Mme Fleurant. Elle ajoute que, de ce fait, la Municipalité aurait remis le mandat des volets économique, touristique et culturel au Regroupement. L’organisation aurait également disposé de sa « base de fonctionnement financier ». « Mais l’obligation de faire partie d’une MRC est une loi provinciale. Ils ne pouvaient donc pas se retirer comme ça », raconte-t-elle.

Le projet tombant à l’eau, Lac-Beauport demeura dans sa MRC et paya sa contribution. « Toutefois, dans le budget 2016, ils n’avaient rien prévu pour le Regroupement », croyant se soustraire de la MRC. Comme nous venons de le mentionner, en se retirant, la Municipalité aurait économisé sa cotisation, et en reprenant le mandat expliqué ci-haut, le Regroupement aurait bénéficié des sommes nécessaires à son bon fonctionnement.

Quelle place pour le Regroupement  ?
« Tout cela s’est fait à notre insu », déplore-t-elle, « ce qui fait qu’en avril dernier, lors de l’AGA [le conseiller municipal]François-Bernard Saillant — qui siège sur le conseil d’administration du Regroupement — a annoncé qu’il n’y avait pas de somme prévue pour nous au budget 2016 ». Rien ne laissait présager un tel revirement pour le Regroupement. Reçue comme une véritable « douche froide », la nouvelle a « soulevé l’indignation de plusieurs acteurs économiques majeurs » dans la communauté. Pour Mme Fleurant, cette déclaration vint achever sa volonté d’œuvrer en tant que présidente du Regroupement. « Fermer les yeux, c’est comme accepter cette attitude », proclame-t-elle.

La vie ne s’arrête pas pour autant au sein du Regroupement. D’ici à ce qu’un nouveau président soit élu, la vice-présidente Stéphanie Morasse en assurera l’intérim. De plus, l’adjointe juridique de Me Morasse a récemment fait son entrée pour la permanence de l’organisation. « C’est la personne idéale pour occuper ce poste », soutient Mme Fleurant. Plusieurs changements pourraient donc avoir lieu au cours des prochains mois.

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DERNIÈRE HEURE

Au moment d’entrer sous presse, nous apprenons que le conseil municipal a pris la décision d’octroyer les subventions suivantes au Regroupement du Lac :

  • 9 600 $ comme banque d’heures pour l’utilisation de la salle de conférence du Regroupement;
  • 1000 $ comme contribution pour l’organisation du Tournoi de Golf;
  • 1000 $ pour la collaboration à la Féérie de Noël.
  • De plus, la Municipalité confie au Regroupement le mandat de produire le prochain calendrier municipal, offrant une source de revenus pour ce dernier.

Par la même occasion, le conseiller municipal et membre du CA du Regroupement
François-Bernard Saillant a admis que des sommes étaient bel et bien prévues pour l’organisme au budget 2016.

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À propos de l’auteur

À l’affût des dernières nouvelles et tendances de tous horizons, Malory se fascine pour la communication et l’univers médiatique. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’elle a fait ses études universitaires. En plus des Éditions Platine, pour qui elle travaille depuis 2013, elle compte notamment TVA et TéléMag à sa feuille de route. Les défis constituent sans contredit son principal carburant.