La permaculture, un courant de pensée !

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Motivé par une idéologie d’autosuffisance basée sur un mode d’action,  le recours à la permaculture est devenu pour des adeptes un mode de vie.  Appliquée à l’art du jardin, la permaculture promet une agriculture durable dans laquelle le jardinier paresseux y trouve son compte! Chaque plante et animal aidant à sa façon le système en question!

La permaculture réfère à l’écologie, le paysagisme, l’agriculture biologique, l’éthique, la philosophie et la pédologie. L’éthique de la permaculture se résume à aider la nature (les sols, l’eau et l’air), aider l’humain (soi-même, la communauté et les générations futures) et créer l’abondance en redistribuant les surplus.

Le terme permaculture est en soi un terme valise qui renvoie à de larges aspects du développement durable. Ce que nous enseignent les sources systémiques sur lesquelles est basée la permaculture, c’est qu’il nous faut repenser l’idée générale reçue de l’agriculture conventionnelle sur un lot de terre donné, et entrer maintenant l’agriculture en ville!  Le processus permaculturel, replaçant l’homme au sein de l’écosystème, est d’abord d’arrêter de dépenser de l’énergie dans des constructions nouvelles consommant toujours plus de ressources spatiales et matérielles, pour réintroduire du vivant et du viable dans l’existant.  Ce que permet la permaculture, c’est de réimplanter tout de suite, visiblement et pratiquement, ce lien vivant entre l’homme et la nature.  La permaculture imagine ainsi réinvestir chaque espace de la rue par des arbres fruitiers, chaque parterre par des buissons à baies gourmandes, chaque façade par des vignes, et même à réutiliser chaque poubelle comme composteur, afin de produire dans un rayon immédiatement disponible le cycle nécessaire à la vie communautaire.

En jardinage, la permaculture se pratique sur des buttes de terre d’environ 1,20 m de largeur.  Recouverte d’une importante quantité de compost, la terre ne doit jamais être retournée, conservant ainsi les micro-organismes et le système racinaire qui retient l’azote dans le sol (élément précieux pour la croissance des végétaux).  Le sol recouvert de paillis demeurera fertile et humide. Il sera, en outre, labouré par les vers de terre. Si vous utilisez le bois raméal fragmenté (BRF), attention de ne pas l’étendre au printemps, car cela crée un manque d’azote causé par sa décomposition.  L’utiliser vers la fin de l’été s’avère être sans problème.

Nous privilégions les semis spontanés, les semis en pot débutés dans la serre et repiqués au jardin ainsi que les légumes vivaces, tels les ciboulettes et les fraises.

Les semis spontanés: il suffit de laisser monter en graine les plus beaux spécimens de légumes, tels que l’aneth afin que les graines se ressèment d’elles-mêmes. Notez qu’il faut absolument éviter les semences avec la mention Hybride F1 si on désire récolter et replanter ses semences et en faire l’échange.

Les paysagistes voient de plus en plus l’intérêt de la permaculture en aménagement pour les raisons évidentes que les plantations permettent non seulement l’ornementation des espaces, mais bien de passer de l’aménagement à l’assiette et ainsi d’agrémenter le quotidien des personnes. De plus, le rôle exercé en aménagement paysager dans la préservation de l’environnement est bel et bien en évolution.

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