La Coupe du Monde de Soccer

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Le 15 juillet prochain aura lieu la finale de la Coupe du Monde de soccer qui bat son plein présentement en Russie. On estime à plus d’un milliard le nombre de spectateurs qui regarderont la finale du sport le plus populaire de la planète. Au total, c’est plus de 3,5 milliards de personnes à travers 200 pays qui auront vu les exploits de Ronaldo, Messi et Naymar durant un mois.

Pour avoir eu la chance d’être présent dans un pays européen à deux reprises lors d’une année de Coupe du Monde, je peux vous confirmer que je n’ai rien vu qui peut surpasser une telle passion atteignant parfois la folie. Cet engouement contamine tout le monde, jeunes, moins jeunes, hommes, femmes, ça dure 1 mois, tous les 4 ans.
En 1994, alors que la Coupe du Monde se déroulait aux États-Unis, je participais à une tournée en Allemagne avec l’équipe du Québec de soccer. On nous avait avisés qu’il faudrait déplacer un match que nous devions jouer contre une équipe allemande parce que l’équipe nationale jouait le même jour. Tout était fermé à partir de 16 h, même si l’équipe nationale ne jouait qu’à… 22 h. Centre commercial, autobus, tramway tout s’arrêtait. C’est comme si, ici, on fermait Laurier Québec et les Galeries de la Capitale quand l’équipe de hockey du Canada jouait aux Olympiques.
En 1998 en France, avant le quart de final contre l’Italie, j’ai voulu acheter un livre dans une librairie à 11 h 55, il a fallu que j’insiste auprès du gérant en disant que je venais du Canada et que je repartais le lendemain. On s’apprêtait à fermer pour se préparer pour le match de l’équipe de France qui jouait à 16 h.
Cette effervescence est aussi bien présente chez nous (à plus petite échelle évidemment). Cependant, on voit de plus en plus des partisans de différentes nations se regrouper pour regarder les matchs ensemble.
À chaque Coupe du Monde, ça devient plus gros, il y a de plus en plus de nations qui apparaissent. Les partisans sont fiers et démontrent leur appartenance sans aucune gêne. On les voit vêtus du chandail de leur équipe, agitant les drapeaux de leur pays respectif et se maquillant à ses couleurs. C’est encore plus évident à Montréal, qui accueille beaucoup de communautés culturelles différentes. Vivre une coupe du monde dans un stade est quelque chose à vivre au moins une fois dans une vie. Nous aurons, dans 8 ans, la possibilité de le faire puisque la Coupe du Monde de 2026 aura lieu en collaboration avec trois pays de l’Amérique, le Canada, les États-Unis et le Mexique.

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