Kateri Girard, une artiste et un style à part

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Depuis le 25 octobre dernier – et jusqu’au 22 novembre 2017- L’Écrin, la bibliothèque municipale de Lac-Beauport, propose une exposition d’une vingtaine de « faux-vitraux » de la peintre Kateri Girard. La personnalité particulière de l’artiste transparaît à travers ses tableaux au style à part. Tombée dans l’art étant petite, la jeune femme y consacre la majorité de son temps et de son énergie, et l’utilise aussi comme forme de thérapie.

Un style à part
Les faux-vitraux de Kateri Girard ont une esthétique particulière. La technique consiste à appliquer une pâte pour tracer les contours en relief et une peinture spéciale recouverte d’un vernis brillant donne l’effet vitré. L’artiste part parfois d’une « feuille blanche », parfois d’un dessin déjà existant qu’elle recouvre, modifie. « C’est comme du maquillage […] Je pars d’un dessin existant et je le mets à ma sauce », explique Mme Girard.

La nature, les animaux sont des thèmes récurrents chez la peintre. Mais une étonnante série « indienne » attirera sans doute votre attention. « C’est mon thème de l’année. Je suis inspirée par de fameux dessins de dieux indiens », explique l’artiste. Bien sûr Mme Girard ajoute toujours sa touche personnelle : « Je change les couleurs, j’agrandis certaines parties ». Car, comme elle le souligne elle-même, les couleurs sont au cœur de son travail : « J’adore les couleurs vives : flash, fluo, etc. J’aime travailler les valeurs de tons ».

L’art, tout le temps
À 36 ans, Kateri Girard passe le plus clair de son temps à la recherche artistique, et ce, depuis l’enfance. Toutes les techniques l’intéressent : peinture, dessin, pastels, crayons de cire, etc. Avec une maman et une tante professeures d’arts plastiques, elle est en quelque sorte tombée dans l’art étant petite. « J’ai toujours fait de l’art, depuis le primaire. J’ai une formation en arts plastiques », précise l’artiste, qui a récemment pris des cours de poterie à l’école des métiers d’arts de Québec.

Pour Kateri Girard, l’art a une valeur particulière. D’abord à cause de la passion qu’elle lui voue et qui ressort à chacune de ses phrases. Mais aussi parce qu’elle fait face à des soucis psychologiques. L’art est donc devenu une forme de thérapie : « Je suis obsessionnelle compulsive […] L’art m’aide pour la tranquillité d’esprit. Ça m’aide aussi à évoluer en étant fière de ce que je fais ».

Des projets plein la tête
Si elle explore la technique des faux-vitraux depuis 5 ans, Mme Girard a aussi d’autres projets en tête. Elle travaille actuellement à développer la technique d’impression sur vêtements et espère pouvoir en faire une activité lucrative. « La mode, c’était le métier que je voulais faire au départ », précise l’artiste. Elle espère donc produire et vendre des vêtements aux motifs originaux, reprenant ses œuvres existantes ou créées pour l’occasion. Mais son rêve est d’ouvrir sa propre galerie : « Quand j’aurai les moyens financiers, j’ouvrirai une galerie à Charlevoix! », conclut Kateri Girard.

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