Julie Villeneuve, future propriétaire !

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Deuxième transfert en cours

Près de la retraite, Daniel Villeneuve procède actuellement au transfert de l’entreprise à sa fille Julie. Depuis 2013, elle prend graduellement la relève et l’étendue de ses responsabilités augmentera au cours des prochaines années, jusqu’à prendre en charge la gestion complète de l’entreprise !  

Désormais, Daniel Villeneuve souhaite continuer à s’impliquer au sein de l’entreprise, mais « à un rythme plus décent ». Ainsi, il délègue de plus en plus de responsabilités à sa fille Julie. « On est très fiers, Julie reprend les rênes, elle est dans sa deuxième année et je vais l’accompagner pour 10 ans », précise-t-il. Il y a quelques années, il n’avait toujours pas de relève identifiée quand il a participé à un projet télé sur le transfert d’entreprise. « J’ai amené l’enregistrement de l’émission, Julie l’a écouté. Elle a comme eu un son de cloche parce que j’étais le seul qui n’avait pas de relève et je ne voyais pas de porte de sortie non plus. J’avais même entrepris des démarches pour essayer de vendre l’entreprise », confie le gestionnaire.

Complicité père-fille
Photographe de formation, Julie Villeneuve a toujours été impliquée au sein de l’entreprise familiale.   « J’ai tout le temps travaillé ici quand j’étais jeune, cela me rappelle beaucoup de souvenirs », dit-elle. Tout comme son père, elle a quitté l’entreprise pour faire ses études et elle est finalement revenue en 2013, après avoir quitté son emploi chez Gosselin FotoSource. « Il m’a offert un temps partiel, c’est devenu vite un temps plein et j’aime ça », précise Julie. La directrice avoue avoir du plaisir à travailler avec son père, mais ont-ils parfois des conflits ? « Ça peut arriver, mais comme avec n’importe qui en fait, ce n’est pas parce que c’est mon père. On ne se chicane pas vraiment, c’est plus que des fois on n’a pas le même avis, on s’explique. »

Selon Daniel Villeneuve, « un transfert d’entreprise bien réussi, c’est quand la personne qui va quitter son poste est assez souple pour laisser l’entreprise virer selon les forces du nouveau dirigeant. » Ayant vécu la même chose avec son père, l’homme d’affaires se dit très ouvert avec sa fille et souligne ses excellentes qualités de gestionnaire. « Je voulais absolument qu’elle fasse sa technique comptable pour qu’elle ait toutes les cartes en main, parce que je savais que ma force elle l’avait déjà. Étant photographe professionnelle, elle a l’œil assez vif. Il lui reste juste à apprendre les plantes et d’être bien entourée d’une équipe professionnelle, cela se dirige très bien », ajoute-t-il.

Un rôle évolutif
Julie est encore seulement impliquée au niveau des finances de l’entreprise, mais elle considère bien remplir ses fonctions jusqu’à présent. « Pour ce qui est de la gestion du déroulement des chantiers, je suis un peu au début. Pour l’instant, ce n’est pas encore ma force, mais je suis quand même bien formée là-dedans, parce que quand j’étais jeune, j’ai travaillé sur les chantiers en horticulture avec eux », confie la directrice générale. « Je n’ai pas de formation en aménagement paysager donc c’est sûr que j’en apprends beaucoup à tous les jours. » Une autre ressource sera éventuellement en charge de la comptabilité pour lui permettre d’accompagner davantage son père sur le terrain. Elle est également entourée d’une équipe de direction qualifiée et chevronnée sur laquelle elle peut compter : Nadine Heppell à la conception, Patrick Thibodeau à la préparation du chantier, ainsi qu’Éric Tanguay à la mise en œuvre de l’aménagement. Ils ont tous un grand bagage de connaissances et une grande expérience dans le domaine. La future propriétaire se sent donc confiante d’avoir toutes les connaissances et les ressources nécessaires pour remplir son rôle adéquatement au terme du transfert !

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À propos de l’auteur

Amélie est titulaire d'un baccalauréat en communication publique décerné par l'Université Laval. Elle a complété ses études avec le profil international en étudiant une session à Sydney, en Australie. Par la suite, la réalisation de huit contrats enrichissants dans des organisations publiques et privées lui ont permis de découvrir une passion oubliée pour la rédaction. Elle collabore avec les Éditions Platine depuis trois ans, incluant deux à titre de journaliste en chef, ce qui lui permet de faire rayonner la communauté de Lac-Beauport, de Stoneham et des environs.