« Il était une fois des gens heureux » (Les Plouffe)

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Il y a de ces choses qui, comme  le sucre à la crème, si on en veut, on doit s’en faire !

Le temps a cette particularité de nous filer entre les doigts pendant qu’on est occupé à faire autre chose ! Moi, en tout cas, ce que je vous souhaite, ce que je NOUS souhaite, c’est du temps. Du vrai temps. Quand on en veut et non pas entre 22 h 45 et 23 h 15 le soir ou entre 5 h 30 et 6 h le matin. Du bon temps, du temps qu’on choisit d’avoir.

Je nous souhaite moins de course, mois de taxi, moins de « ceci à acheter pour cela », moins d’impatience, moins de frustration. Je nous souhaite plus de matins en pyjama avec un café qu’on peut laisser refroidir juste pour le plaisir d’avoir le temps de le faire, avec un journal de la bonne date ou devant une émission de télé qui ne date pas de la première saison de la série. Je nous souhaite plus de soirées à jouer en famille, à discuter, à regarder des photos de « dans l’temps », à prendre une marche avec l’être aimé dans notre quartier pour faire la fouine dans les fenêtres des salons de nos voisins.
Je nous souhaite plus de fous rires, d’instants où l’on voit vraiment le temps passer. Des moments avec lesquels on fabrique des souvenirs qu’on chérira toute notre vie. Des moments où l’on arrête le temps pour prendre une photo avec le cœur, pas une de celles qu’on mettra sur Facebook, mais une qu’on gardera tatouée en nous, pour toujours. Ces moments-là sont précieux et, peu importe la qualité des choses que l’on achète pour soi ou pour ceux qu’on aime, rien, rien au monde ne leur fera jamais autant plaisir que du vrai temps passé avec eux. Du VRAI temps. Sans regarder notre cellulaire, sans regarder l’heure. Du temps où on est vraiment soi-même. J’ai toujours adoré la chanson de la série Les Plouffe, intitulée « Il était une fois des gens heureux ». Mon bout favori est celui-ci :

Il ne faut pas chercher à savoir.
Où s’en va le temps.
Il s’en va pareil aux glaces
dans le Saint-Laurent
On fait toute la vie Semblant
qu’on va durer toujours
Pareils au fleuve dans son cours
Et c’est peut-être rien que pour ça
Qu’on fait des enfants

Je n’ai pas de conseil à donner à qui que ce soit, mais j’ai fait, moi, le choix il y a un an, de relâcher un peu la pression sur les rennes de ma vie et de me donner du temps, du vrai temps. Oui, j’ai un peu moins de vrai argent et un peu moins de sorties glamour, mais on n’a pas vu la différence. En fait, on en a vu une… On se sent plus heureux, plus connectés les uns aux autres, on se sent un peu privilégié d’avoir du temps. Du temps pour nous, du temps pour les autres. Et maintenant quand je chante « Il était une fois des gens heureux », je vois nos visages se superposer sur les mots.
Bonne année 2016 à vous tous et toutes. Je vous souhaite du vrai bon temps !

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À propos de l’auteur

Mi-quarantaine, diplômée de l’Université Laval en communications et relations publiques il y a un ou deux siècles (on utilisait des dactylos pour taper nos travaux!), mariée et en amour depuis 20 ans, mère de deux ados capables d’être aussi adorables que désagréables (c’est dire à quel point ils peuvent être adorables), j’ai toujours été une passionnée des mots et, depuis un an, vole de mes propres ailes avec ma petite entreprise de communications, rédaction et traduction. J’ai le privilège de pouvoir partager avec les lecteurs et lectrices de l’Écho du Lac, chaque mois, une tranche de ma vie ou une de mes montées d’humeur…ou d’hormones. N’hésitez pas à entrer en contact avec moi si mes billets vous interpellent.