Gérer les problèmes récurrents

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Conseil municipal de Lac-Beauport

La séance du conseil municipal du 4 juillet dernier était chargée en contenu et en émotions. C’est l’utilisation de fertilisants et le raccordement au réseau d’égout de la phase I du mont Cervin qui ont préoccupé les citoyens.

Le conseiller stratégique de la Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec, Paul Poisson, était de retour pour demander des comptes à la mairesse dans le dossier interdisant les fertilisants. « Ça fait trois mois que vous nous promettez une rencontre et que vous repoussez. Est-ce qu’on va avoir finalement une date de réunion ? », s’indigne-t-il. La mairesse s’est toutefois rangée derrière la réponse de Mme Chartier, émise lors de la séance de juin. Le dossier sera analysé dans la prochaine année. « On est en contact avec des spécialistes de diverses universités et on attend des résultats », explique la mairesse de Lac-Beauport, Louise Brunet. La réponse n’a vraisemblablement pas plu à M. Poisson qui a accusé les conseillers de manquer de respect puisqu’ils ne donnent pas suite aux demandes. Il faudra attendre l’été prochain pour connaître le dénouement de cette histoire.

Problème de garderie
La naissance d’une deuxième garderie sur le territoire de Lac-Beauport bat de l’aile. En effet, la directrice du CPE Joli-Cœur, Nathalie-Anne Papineau, est venue demander des explications au conseil municipal concernant les recommandations reçues du comité consultatif d’urbanisme. Mme Papineau précise que plusieurs exigences ne peuvent pas être appuyées par un règlement municipal l’empêchant de justifier les dépenses auprès du Ministère de la Famille. « On demande une élévation du toit, des choses comme ça. Le Ministère n’autorisera aucun budget supplémentaire, à moins qu’on explique sur quel règlement s’applique la recommandation », explique Mme Papineau. Mme Brunet a proposé comme solution d’accompagner la directrice au ministère de la Famille pour défendre son cas.

Piste de solution
Depuis déjà plusieurs mois, des citoyens ont manifesté leur mécontentement au regard du projet de raccordement au réseau d’aqueduc et d’égout du mont Cervin. Malgré plusieurs interventions de la part du conseil, la phase 1 continue de poser problème. Cette fois-ci, ce sont onze résidents, situés sur le chemin du Brûlé, des Méandres et du Ruisselet, qui réclament l’équité dans le dossier. En effet, ces derniers doivent débourser un montant plus élevé que leurs voisins puisqu’ils ont besoin d’une pompe spéciale coûtant environ 7000 $. « Nous sommes tous d’accord pour vous aider financièrement. Ce qui nous bloque c’est que certaines personnes se sont raccordées sans aide financière », explique le conseiller Marc Bertrand. « On veut être équitable donc on va y réfléchir », ajoute-t-il. Après plusieurs échanges entre les résidents concernés et les élus, ils en sont venus à la décision qu’une aide au prorata sera versée aux citoyens. Cette solution se chiffre à environ 3500 $ pour le cas le plus répandu.

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À propos de l’auteur

Mélissa a complété un baccalauréat et une maîtrise en communication publique avec une spécialité en journalisme à l’Université Laval. Dynamique et souriante elle s’intéresse à tout. Elle aime voyager et elle se passionne pour la cuisine.