Des défis de taille

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À peine formé, le nouveau conseil municipal de Lac-Beauport a vu beaucoup d’action, et ce, dès sa première séance, le 27 novembre. Des questions concernant le retard de travaux d’égout et d’aqueduc, ainsi que des enjeux de sécurité reliés à certains réaménagements routiers ont marqué cette rencontre démocratique.

Après avoir salué tous les nouveaux élus et avoir remercié la population pour sa confiance, le maire Michel Beaulieu a tenu à aller au-devant des questions concernant les travaux d’égout et d’aqueduc dans le secteur du mont Cervin, en s’adressant d’abord à l’assistance. « On éprouve certaines problématiques. Les ingénieurs du ministère de l’Environnement étaient en grève et le début des travaux a été retardé. Aux citoyens concernés, on va vous accompagner, heure par heure, et on ne vous laissera pas tomber. Des mesures ont déjà été prises, telles que des mises en demeure au constructeur et des assurances de déneigement du secteur jusqu’au printemps  », s’est exprimé M. Beaulieu. Ce dernier a ensuite invité Gustavo Carreno, le directeur du service des travaux publics, à présenter un compte-rendu de la situation.
M. Carreno a révélé que 95 % des postes de conduit d’égout et d’aqueduc étaient installés, en date du 15 septembre, mais que seulement 50 % des rues sont asphaltées dans le secteur des travaux. « On a demandé à l’entrepreneur de ne pas ouvrir de rue qu’il n’était pas capable d’asphalter avant l’hiver, mais il a refusé notre demande considérant qu’il est le maître d’œuvre des travaux. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons mandaté des avocats dans ce dossier », a détaillé Richard Labrecque, directeur général et secrétaire-trésorier de Lac-Beauport.

Sécurité
Martin Dion, citoyen de Lac-Beauport, a signalé les possibles risques d’accident causés par le nouvel effet d’entonnoir des modifications de la route passant devant l’école Montagnac (bâtiment du Lac). « Je vois un problème de sécurité au niveau du grattage l’hiver. Il devrait normalement y avoir un accotement de près d’un mètre pour permettre les évitements. C’est beaucoup trop serré ! Cette idée visait à réduire la vitesse au maximum, mais il va finir par y avoir des accidents », a commenté l’homme détenant 15 ans d’expertise en génie civil. « J’ai les mêmes préoccupations que vous. Je suis pour le gros bon sens, mais aussi pour respecter l’avis de tous les professionnels qui ont travaillé sur ce dossier », a répondu le maire Michel Beaulieu.

Collaboration souhaitée
Au cours de la séance, le maire a assigné des responsabilités à chacun des conseillers présents, à l’exception de la conseillère du district 1, Hélène Bergeron, notaire évoluant à Lac-Beauport depuis près de trente ans. Cette conseillère, seule représentante élue de son parti, s’est adressée au maire en réitérant son désir de collaboration. « Je ne suis pas certain que nous avons le luxe de se priver des services d’une conseillère élue par les citoyens de Lac-Beauport », s’est quant à lui exprimé Robert Plouffe, citoyen de Lac-Beauport, avant d’être soutenu par les applaudissements de l’assistance.

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À propos de l’auteur

C’est avec grand plaisir que s’est joint Édouard à l’équipe de l’Écho du Lac, en 2016. Originaire de Lac-Beauport, ce journaliste est passionné par les questions d’enjeux publics. Il détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales, une formation en droit, économie et politique. Édouard a également obtenu un certificat en journalisme décerné par le Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il écrit aussi pour l’Adsum, le journal bimensuel de la communauté militaire de la région de l’est du Québec.