Combattre le feu à l’étranger

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Yani Goulet, Lac-Beauportois complétant sa technique en sécurité incendie au Collège Montmorency, mobilise actuellement son entourage et le grand public. Le futur pompier de 19 ans souhaite recueillir les fonds qui lui permettront de participer à un voyage humanitaire sur le continent africain, au printemps 2018.

S’il est sélectionné, Yani Goulet s’envolera à destination du Bénin, de Madagascar ou de la Guinée, afin de fournir de l’équipement additionnel et des formations à une brigade de sapeurs-pompiers de l’un de ces pays. Pour le jeune homme, cette immersion d’une durée de quinze jours, possiblement dès le 27 mai, serait une occasion rêvée d’accumuler une « expérience personnelle et professionnelle enrichissante ». L’étudiant aurait également la chance de répondre aux alertes incendies en sol africain et d’accompagner les sapeurs-pompiers de l’autre côté de l’océan dans l’exercice de leurs fonctions. « J’ai très hâte d’aider une autre communauté et c’est ce qui me motive le plus! », témoigne Yani.   

Le processus d’admission à cette mission humanitaire est cependant des plus sélectifs. « La capacité d’ouverture sur le monde et aux autres cultures » est une exigence incontournable à cette expérience de vie unique. En plus de devoir réaliser avec succès une batterie de tests et d’entrevues de sélection, Yani devra amasser près de 4 000 $. Le jeune homme a déjà récolté un peu plus de la moitié de cette somme qui servira à défrayer les coûts de son billet d’avion, de ses frais de subsistance, des vaccins requis, ainsi qu’une partie de l’équipement que la délégation du Québec offrira aux homologues pompiers africains. « La rareté des appareils respiratoires disponibles », ainsi que « la difficulté à s’approvisionner en eau lorsqu’un incendie survient » sont deux exemples cités par l’étudiant afin d’illustrer les différences majeures entre les pompiers d’ici et d’ailleurs.

Expérience rare
L’étudiant explique qu’au niveau professionnel, une telle expérience pourrait lui permettre de se démarquer lors d’éventuelles entrevues d’embauches. Il mentionne que dans certains secteurs comme Montréal, seul «  un postulant sur dix » peut espérer décrocher un emploi. « Les employeurs peuvent demander des expériences de vie pertinentes et des exemples de situations de stress relevées avec succès. Le voyage me donnerait une expérience que d’autres n’ont pas », détaille Yani Goulet.  

Poursuivre l’effort
Au cours des prochaines semaines, Yani souhaite offrir ses services aux gens voulant commanditer sa démarche. « Un monsieur m’a fait un don en échange de peinturer son patio au printemps! », explique le jeune homme au sujet de ses démarches. « Ce sera une belle expérience de vie pour moi et les gens recevront de l’aide. Tout le monde est gagnant », explique avec enthousiasme l’étudiant. Les gens désireux de contribuer au projet de Yani peuvent contacter ce dernier via son adresse de messagerie,
yanigoulet@hotmail.com.

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À propos de l’auteur

C’est avec grand plaisir que s’est joint Édouard à l’équipe de l’Écho du Lac, en 2016. Originaire de Lac-Beauport, ce journaliste est passionné par les questions d’enjeux publics. Il détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales, une formation en droit, économie et politique. Édouard a également obtenu un certificat en journalisme décerné par le Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il écrit aussi pour l’Adsum, le journal bimensuel de la communauté militaire de la région de l’est du Québec.