Ce n’est qu’un au revoir

0

Je crois bien que je vous ai tout dit

Depuis plus de trois ans, à chaque mois, je m’ouvre à vous comme si nous étions de vieux amis.  Je partage avec vous mes joies, mes peines et mes frustrations. Après plus de 40 mois et 21 000 mots, je crois bien vous avoir tout dit.  

Donc, avant de commencer à radoter, à me répéter ou à bêtement vous ennuyer, j’ai décidé de tirer ma révérence et de laisser l’espace occupé par cette chronique à du sang nouveau. Mais avant de partir, il était important pour moi de bien clore notre relation et de vous remercier de m’avoir suivie au fil de ces années, de m’avoir saluée, félicitée, critiquée ou remerciée lors de rencontres fortuites ou via vos courriels que j’aimais tant recevoir et lire. J’ai apprécié partager avec vous mes états d’âme, mon quotidien, mes ados, mon mari, mes animaux de compagnie, mes rêves, mes projets, mes échecs, ma ménopause, mes inquiétudes et tout le reste.

Avant de partir, j’aimerais boucler la boucle. En rafale : fiston a choisi d’abandonner la musique et continuera son cheminement en arts plastiques. Là, j’aurais certainement eu des choses à dire et surtout à montrer ici, considérant son talent, à date, pour le dessin et le bricolage. Poupoule, elle, a pratiquement terminé son cours de conduite et sait maintenant qu’une verte peut être verte dans les deux directions en même temps, elle ne met donc plus ma vie en jeu. Elle prépare son voyage au Vietnam et ça aussi, ça m’aurait sûrement donné matière à placotage, elle qui remplit trois valises pour un weekend de deux jours chez ses grands-parents. Oh ! que j’ai hâte de lui voir le barda pour trois semaines en Asie! Ma dépression semble bien guérie sauf pour les stupides crises d’anxiété qui me prennent par surprise encore quelquefois. Ça et le fait qu’on dirait que je braille facilement, mais je mets ça sur le dos de ma ménopause qui, elle, n’est pas finie du tout et qui, si elle ne calme pas ses chaleurs nocturnes, sera fort probablement la cause d’une éventuelle séparation de chambre entre moi et mon beau François-qui-ne-dort-pas-la-fenêtre-ouverte-ni-avec-un-fan! Enfin, Duke, le chien que j’ai voulu (moi et pas mon mari), ce chien qui prend toute la place dans la maison et dans notre vie, qui occupe nos temps libres et nos temps occupés, qui nous fait rager et nous attendrit au possible. Duke est revenu de son « camp de réforme » et écoute beaucoup mieux, est plus tranquille, obéissant, drôle. Il ne reste qu’à trouver une façon de lui faire comprendre que le chien contre qui il se met tant en colère, et jappe à en faire décrocher les tableaux sur nos murs, n’est nul autre que lui-même dans le miroir…

Je ne vous dis pas adieu, je vous dis au revoir, puisque la vie nous réserve parfois des surprises. En attendant, soyons heureux, profitons de la vie pendant qu’elle passe, qu’elle soit parfaite ou pas. Profitons de notre conjoint, de nos enfants, de nos animaux.  Soyons bons.  Soyons Carrier.

Lucie
Note : un grand merci à la direction de l’Écho du Lac qui m’a fait une si belle place toutes ces années dans le journal.  Merci de votre confiance.

Partagez

À propos de l’auteur

Mi-quarantaine, diplômée de l'Université Laval en communications et relations publiques il y a un ou deux siècles (on utilisait des dactylos pour taper nos travaux!), mariée et en amour depuis 20 ans, mère de deux ados capables d'être aussi adorables que désagréables (c'est dire à quel point ils peuvent être adorables), j'ai toujours été une passionnée des mots et, depuis un an, vole de mes propres ailes avec ma petite entreprise de communications, rédaction et traduction. J'ai le privilège de pouvoir partager avec les lecteurs et lectrices de l'Écho du Lac, chaque mois, une tranche de ma vie ou une de mes montées d'humeur...ou d'hormones. N'hésitez pas à entrer en contact avec moi si mes billets vous interpellent.