Camp hivernal festif

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Les activités d’hiver de l’OBNL Cité Joie sont parfois méconnues. Cette année encore, pas moins d’une quarantaine de personnes vivant avec un handicap physique et/ou mental ont bénéficié d’un temps des Fêtes lumineux, du 27 au 31 décembre derniers, grâce au camp hivernal orchestré avec soin par le personnel de Cité Joie.

De nombreuses glissades, du ski de fond, de la marche en raquettes, de la trottinette des neiges, des parties de « hockey bottine » et du ballon-balai, tous sous la supervision du personnel de Cité Joie, figuraient au programme du Camp hivernal de l’organisme, mis en place depuis 1962.

« Nous demeurons ouverts 351 jours par année. L’idée est d’être là en tout temps pour les familles. Durant les longues fins de semaine et les congés du temps des Fêtes, les gens aiment pouvoir prendre un peu de repos. Dès le 27 décembre, on permet aux aidants des personnes souffrant de handicap de sortir avec les autres membres de la famille, pendant que nous faisons passer de bons moments à notre clientèle », témoigne Denis Savard, directeur général de Cité Joie.

« On fait un réveillon de Noël et nous adaptons notre menu en conséquence. Tout le monde repart bien content et on s’arrange pour que nos clients se sentent réellement en vacance. Lorsqu’on accueille quarante personnes, c’est autant de familles qui peuvent prendre un peu de temps pour se reposer », détaille Denis Savard au sujet de la mission de Cité Joie.

Au dire du directeur, opérer en hiver n’est pas un problème, bien que « certaines précautions » doivent être prises. « Nous devons assurer un entretien permanent de nos équipements et déblayer les rampes d’accès adaptées pour notre clientèle se déplaçant en fauteuil roulant. Nos sentiers se doivent aussi d’être bien entretenus pour le passage des fauteuils à ski », précise M. Savard. Le personnel de Cité Joie connait plusieurs mois à l’avance la programmation hivernale, ce qui évite des problématiques liées aux horaires.

Cité Joie s’est dotée il y a quelques années d’une machine pour tracer ses chemins et moduler ses glissades. « Nous sauvons énormément de temps avec cet équipement et nos sentiers sont impeccables. On ne peut pas envoyer notre clientèle n’importe où. Il faut toujours penser à ses besoins particuliers et à son plaisir », relate le directeur général. L’organisme souhaite constamment bonifier son offre de service. Cité Joie procède d’ailleurs actuellement à l’implantation d’une dizaine de vélos à grosses roues réservés à sa clientèle souffrant de handicap.

Mouvement d’entraide
Après une année charnière de collecte de fonds, Cité Joie a été en mesure de dépasser son objectif de 1 500 000 $. « On est vraiment content du résultat de la campagne! Beaucoup d’entreprises ont aussi soutenu nos projets immobiliers », mentionne Denis Savard. L’organisme poursuivra sur sa lancée au cours des prochains mois, puisqu’un projet d’accueil des aidants naturels est en préparation.

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À propos de l’auteur

C’est avec grand plaisir que s’est joint Édouard à l’équipe de l’Écho du Lac, en 2016. Originaire de Lac-Beauport, ce journaliste est passionné par les questions d’enjeux publics. Il détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales, une formation en droit, économie et politique. Édouard a également obtenu un certificat en journalisme décerné par le Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il écrit aussi pour l’Adsum, le journal bimensuel de la communauté militaire de la région de l’est du Québec.