Athlètes d’ici bientôt en action au Japon

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L’Écho du Lac s’est entretenu avec Geneviève Desroches, membre de l’équipe canadienne de rafting et originaire de Lac-Beauport, et Marie-Janik Robitaille, capitaine et entraineuse de cette même formation. Ces deux athlètes, ainsi que cinq autres Canadiennes, iront défendre les couleurs du Canada lors des Championnats mondiaux de rafting, au Japon, en octobre. Retour sur ce parcours inspirant.

Plusieurs membres de l’équipe cumulent une expérience de canoë à glace, de bateau dragon et de nombreuses années dans le milieu de l’eau vive. Ces athlètes de rafting s’entrainent en moyenne trois fois par semaine sur les différents cours d’eau de la région de Québec, tels le lac Saint-Charles et la rivière Jacques-Cartier, dans le secteur Tewkesbury. « C’est ma première année avec l’équipe. Je faisais déjà beaucoup de sport. J’aime vraiment cette aventure! », explique Geneviève Desroches, nouvelle recrue de l’équipe.

Les Canadiennes rivaliseront bientôt au Japon avec la crème internationale du rafting féminin, incluant des équipes de la Russie, du Japon, du Brésil et de la Grande-Bretagne. « Contrairement au Canada, ces pays ont tous des programmes nationaux et accès à du financement », témoigne Marie-Janik Robitaille, qui en sera sous peu à sa troisième participation à un Championnat du monde de rafting.

La délégation canadienne arrivera quelques jours à l’avance au Japon, afin d’étudier le parcours proposé. « L’environnement ressemble à nos rivières d’ici. Le parcours comporte des gros rapides et plusieurs sections exigeantes de plats », précise la capitaine de l’équipe. « Les deux filles en arrière donnent la direction générale, celles du milieu rament en puissance et les deux en avant négocient les obstacles proches », ajoute-t-elle. Les athlètes mémoriseront la totalité du parcours avant le début du duel.

Le rafting comporte quatre disciplines dont l’épreuve de sprint, de duel, de slalom, ainsi qu’une descente de plusieurs kilomètres. Au final, pour remporter la compétition, les mêmes femmes se doivent de performer dans l’ensemble des disciplines. Au slalom, des pénalités sévères sont décernées lorsque la tête de chacune des athlètes ne passe pas entre les barrières.

« Pour nos performances et notre sécurité, nous ne pouvons pas nous permettre d’échapper une fille dans l’eau », affirme Geneviève Desroches. Les deux sportives soulignent que ce sport développe « la synchronisation, la force, les réflexes et l’endurance ».

La sécurité est une variable importante de ce sport. Un casque, une veste de flottaison, des souliers et une trousse de premiers soins sont des incontournables pour une sortie sécuritaire en rafting.

Sport en évolution

« On est la preuve que les filles peuvent faire du sport extrême à haut niveau », explique la capitaine, tout en invitant les jeunes femmes à découvrir le milieu de l’eau vive. Plusieurs membres de l’équipe canadienne sont aussi ambassadrices pour le mouvement Pink Water, une organisation d’événements reliés à l’eau vive, visant à faire connaître ce secteur d’activités à une clientèle féminine. « Tout le monde peut découvrir le plaisir de ce sport, sans nécessairement la pratique de manière professionnelle », stipule Geneviève Desroches.

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À propos de l’auteur

C’est avec grand plaisir que s’est joint Édouard à l’équipe de l’Écho du Lac, en 2016. Originaire de Lac-Beauport, ce journaliste est passionné par les questions d’enjeux publics. Il détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales, une formation en droit, économie et politique. Édouard a également obtenu un certificat en journalisme décerné par le Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il écrit aussi pour l’Adsum, le journal bimensuel de la communauté militaire de la région de l’est du Québec.