À la découverte du SkimoEast

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La série SkimoEast, ça vous dit quelque chose ? Normal que ça ne vous sonne pas de cloche, puisque ce sport est en pleine phase de développement dans la région. Tout de même, il faut s’attendre à ce que le phénomène prenne de l’ampleur au cours des prochaines années, si on en croit la popularité qu’il a gagné au fil du temps chez nos voisins de l’Ouest canadien, et ceux du Nord-Est américain !

Qui plus est, l’événement Trail de nuit de Stoneham connait un succès impressionnant depuis sa première édition, il y a trois ans. Incursion, donc, au sein d’une discipline des plus impressionnantes qui attire de plus en plus d’adeptes dans nos centres de ski.

Expliquons d’abord que la série SkimoEast est une suite de courses dans lesquelles le but est de gravir et de redescendre une montagne, dans un sport qu’on compare au cyclocross. Généralement, on le pratique en ski de télémark, mais plusieurs épreuves permettent également l’utilisation de raquettes, ou encore de simplement compléter l’épreuve à pied.

« La plupart des athlètes font le sport en ski, mais avec tous les changements d’équipement une fois en haut de la montagne, l’écart qu’on pourrait croire immense entre le skieur et le coureur se rétrécit énormément », explique l’un des fondateurs du circuit, Richard Ferron.

Les événements permettent aux participants de monter et de descendre des parcours en montagne, accessibles ou difficiles, selon le choix du participant. Évidemment, la beauté des paysages et la possibilité de faire du sport à l’extérieur sont les deux éléments les plus importants pour ceux et celles qui tentent l’aventure.

Un nouveau sport… ici !
Il faut également savoir que ce type de course est arrivé dans la province assez récemment, et la région de Québec ne fait pas exception. Les centres de glisse commencent à connaitre le sport et à accepter que des gens le pratiquent sur leurs installations.

« Nous sommes quatre amis qui avons démarré la série SkimoEast », explique Richard Ferron, épaulé par Lyne Bessette, Jeff Rivest et Tim Johnson. « On organise des courses un peu partout au Québec. C’est un sport qui est très populaire en Europe et dans l’Ouest canadien, un peu au nord des États-Unis, mais personne ne le faisait ici », poursuit-il. « Nous étions plusieurs à vouloir le pratiquer, alors on s’est équipés et organisés, tout simplement. »

Habituellement, les amants de la nature purs et durs, ceux et celles qui passent l’été en montagne par exemple, sont ceux qui trouvent leur compte dans le SkimoEast. N’empêche, il est facile pour tous de participer à une telle activité. « On loue de l’équipement pour que les gens puissent se faire une tête, au lieu de simplement reculer parce qu’il faut s’équiper », explique Richard Ferron, citant l’achat de skis en exemple.

« Celui qui fait du vélo l’été ne sera peut-être pas surpris de devoir débourser pour l’achat des skis, alors que le coureur, qui est habitué à seulement acheter des espadrilles, pourrait faire le saut. C’est aussi pour ça qu’on offre la possibilité de participer à pied. On met des crampons sous les souliers et on est prêts », image Ferron, ajoutant que le prix d’un billet de saison est ridiculement bas, soit quelques dizaines de dollars. « On n’utilise pas les remontées mécaniques, alors ça ne revient pas cher! »

Stoneham, une épreuve pas comme les autres
Le circuit SkimoEast compte un impressionnant total de sept épreuves, dont deux dans la région. D’abord, il y a eu le Trail de nuit de Stoneham, en ouverture de saison.

Puis aura lieu, pour la fermeture de l’année 2018, le Skimo Challenge Mont-Sainte-Anne le 25 mars prochain. Entre temps, des épreuves ont été prévues à Mont Tremblant, Burke (Vermont), Jay Peek, Sutton et Orford.

La course de Stoneham, en janvier, en était à sa troisième édition. Une quarantaine de participants, dont huit juniors, ont foulé les pistes, de nuit de surcroit ! « Ça ajoute au paysage incroyable. On peut utiliser un flanc de montagne qui n’est pas éclairé, alors d’un côté, des dizaines de coureurs sont dans le noir avec seulement leur lampe frontale, et de l’autre, le centre de ski est éclairé pour la soirée », raconte monsieur Ferron.

Toujours la météo !
Du coup, même si tout a été un succès encore en 2018, l’organisateur ajoute que pour une troisième année consécutive, la météo a été un facteur important dans la tenue de l’événement. « La première année, il a plu énormément. L’an dernier, il faisait -30, et cette année, on est passé de 6 degrés à -20 en quelques heures, avec pluie et neige en prime! », explique-t-il avec humour, impuissant devant les caprices de la nature.

Il ne se cache pas, tout de même, pour souhaiter une édition plus « normale » l’an prochain !

Autre particularité de la course de Stoneham : il faut faire le plus de boucles possibles du parcours en une heure. On peut débuter un tour jusqu’à la 59e minute et 59 secondes, donc ce n’est pas une course chronométrée avec un nombre de tours déterminé.

En général, les participants font une ou deux boucles par course.

Pour suivre les activités de SkimoEast, visitez les réseaux sociaux, notamment Facebook, ainsi que le site Web skimoeast.com.

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