150 pétitionnaires soulignent « l’urgence d’agir »

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Georges Legendre et Rodrigue Légaré, résidents du chemin St-Edmond, ont décidé de faire valoir, sous la forme d’une pétition, les inquiétudes des gens de ce secteur concernant le pont s’y trouvant. « L’état lamentable de la chaussée du pont », ainsi que « des signes inquiétants d’usure » à la base de ce dernier sont condamnés par les signataires de la pétition.

Le ministère des Transports du Québec a confirmé la reconstruction de ce pont, dans trois ans. Ce délai est jugé « beaucoup trop long » par bon nombre de citoyens du secteur, insatisfaits des travaux de « rafistolage » réalisés par le ministère à l’été 2017.

« Ce pont est le seul lien que les gens de St-Adolphe ont avec l’extérieur. Les automobilistes doivent pratiquement arrêter pour le traverser tellement sa chaussée est cahoteuse ! Les camions lourds se donnent un élan pour pouvoir monter la côte le succédant, ce qui crée un vacarme insoutenable », stipule, inquiet, Rodrigue Légaré. Ce dernier ajoute qu’il attend depuis près de dix ans la réfection du pont. «  La majorité des gens de notre secteur se sentent exclus et ignorés par la Municipalité », mentionne M. Légaré. « Il faut absolument agir dès maintenant avant qu’un accident grave ne survienne. Il en va de la sécurité des gens », ajoute Georges Legendre, instigateur de la pétition.

« Il y a maintenant un retour des jeunes enfants dans le secteur. Le pont, de la façon dont il est fait, est hyper dangereux et stressant. Mes enfants sont toujours sur le qui-vive quand ils le traversent, et ils sont accompagnés. Il est instable et son passage est trop étroit pour les piétons et les cyclistes », relate Francis Dansereau, père de trois jeunes enfants habitant près du pont ciblé.

Réponse politique
Claude Lebel, conseiller municipal sortant et candidat au poste de maire, au moment d’écrire ces lignes, se prononce en faveur d’une intervention rapide concernant « la situation grave » de ce pont. « Pour moi, c’est prioritaire. Je ne vois pas pourquoi on tergiverse à régler ce dossier-là. En tant qu’autorité municipale, on peut faire débloquer les choses », déclare-t-il. « Il faut le refaire de A à Z et on ne peut pas attendre trois ans. C’est un enjeu de sécurité publique. S’il arrive un incident avec le pont, les pompiers et les ambulances ne passent plus », ajoute M. Lebel.

«  Nos professionnels de la Municipalité ont communiqué avec le ministère et je vais faire les pressions nécessaires pour qu’on devance cet échéancier de trois ans », mentionne pour sa part Robert Miller, maire sortant de Stoneham au moment d’écrire ces lignes. Mise au fait de cette préoccupation des citoyens de Stoneham, Véronyque Tremblay, députée de Chauveau et ministre déléguée aux Transports, a indiqué qu’elle assurait un suivi dans ce dossier.

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À propos de l’auteur

C’est avec grand plaisir que s’est joint Édouard à l’équipe de l’Écho du Lac, en 2016. Originaire de Lac-Beauport, ce journaliste est passionné par les questions d’enjeux publics. Il détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales, une formation en droit, économie et politique. Édouard a également obtenu un certificat en journalisme décerné par le Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il écrit aussi pour l’Adsum, le journal bimensuel de la communauté militaire de la région de l’est du Québec.